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Monsieur Lagardère : pourquoi vouloir couper les ailes à LFM ?

Communiqué de presse de la FRADIF
Monsieur Lagardère : pourquoi vouloir couper les ailes à LFM ?

Le groupe Lagardère est puissant, très puissant. Mais sa capitalisation boursière -4,3 milliards d’euros- ne lui suffit pas. Voici le maître de la « Pieuvre verte » (Hachette) et d’Europe 1 en volonté d’imposer son monopole sur la lettre « L », du seul fait de sa consonnance avec son magazine « Elle », à quiconque voudrait développer un média non lucratif dédié à l’émancipation des femmes. Curieuse célébration du 8 mars et du genre féminin…

L’ensemble des radios associatives franciliennes et la FRADIF (fédération des radios associatives d’Ile-de-France) apportent leur entier soutien à LFM et invitent le groupe d’Arnaud Lagardère à plus de raison et plus de solidarité. En quoi une station non commerciale, au budget annuel de moins de 200.000 euros, pourrait-elle représenter un quelconque danger de concurrence déloyale pour un magazine d’une aussi grande notoriété que « Elle » ?

Et comment croire que la « défense et illustration » des femmes pourrait légitimer une discrimination radicale -par menace économique à l’encontre de leur média de proximité- à l’égard des auditrices de LFM, résidentes des HLM du Val Fourré à Mantes-la-Jolie, parfois déjà victimes de pratiques d’exclusion ? Et ce, au profit des lectrices de « Elle », à qui les nombreuses pages de publicité de ce magazine sont, par ailleurs, destinées ?

Les rédatrices de « Elle », professionnelles de l’information et , porteuses de leur déontologie journalistique, ne s’y sont pas trompées, qui demandent, à la direction générale du groupe Lagardère, l’abandon de toute poursuite judiciaire.

Nous nous permettrons même une suggestion, afin de sortir par le haut de cet « égarement » : que le magazine propose, à l’équipe féminine de LFM, de porter témoignage dans ses colonnes, de temps à autre, non seulement des vicissitudes des femmes de banlieue, mais aussi, et surtout, de leurs initiatives pour être pleinement actrices de leur devenir. Par exemple en créant une radio associative au Val Fourré, à Mantes-la-Jolie.

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