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Vivendi se concentre dans les médias

Ce nouveau Vivendi regroupe Universal Music, le numéro un mondial de la musique, Canal+, leader français de la télévision, et le brésilien GVT, seul actif restant dans les télécoms.

Il pèsera environ 12 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit un peu plus de la moitié du Vivendi actuel et affichera un résultat opérationnel de 1,6 milliard d’euros. Surtout, une fois encaissé le chèque de près de 14,25 milliards d’euros (13,5 milliards plus le complément de prix de 750 millions) de Numericable, le nouvel ensemble sera à la tête d’une trésorerie nette de 7,25 milliards d’euros. Même si une partie de cette somme sera redistribuée aux actionnaires, comme l’a confirmé aux Échos , Jean-René Fourtou, président du conseil de surveillance de Vivendi, il restera largement de quoi se réinventer un avenir.

Vendredi dernier, Vivendi a commencé par assurer celui de Canal+, en déboursant 540 millions d’euros par an pour s’assurer des droits de la Ligue 1 de foot jusqu’en 2020. C’est 120 millions de plus qu’actuellement, mais c’est le prix à payer pour la tranquillité. En effet, le modèle de ­Canal+ est fragile. Son activité d’éditeur de chaînes premium représente 37% de son chiffre d’affaires mais ne dégage aucune marge. Son point faible est CanalSat, distributeur de bouquets de télévision payante qui représente aussi 40% de l’activité mais l’essentiel de ses profits. Or CanalSat est largement ­attaqué par de nouveaux distributeurs: YouTube (Google), Netflix mais surtout… par Numericable-SFR. C’est pourquoi Canal+ a déjà commencé à rechercher des relais de croissance à l’international et dans la télévision gratuite. Avec D8 et D17, Canal + espère atteindre, d’ici à 2015, 500 millions de revenus publicitaires et contribuer à hauteur du quart des profits.

Racheter une plateforme numérique

Canal + doit absolument mettre la main sur une plateforme de distribution de contenus numériques. Pour l’instant, il apprend le métier en devenant éditeur de chaînes YouTube. Mais à terme, il devra soit créer sa propre plateforme, soit en racheter une comme Dailymotion.

D’autant que cette plateforme servira également de relais de croissance à Universal Music, déjà numéro un mondial de la musique avec plus du quart du marché après le rachat d’EMI. Impossible pour lui de procéder à de nouvelles acquisitions sans rencontrer de problème de concurrence.

Aujourd’hui, la musique est largement consommée par les jeunes via YouTube. Mais si cette plateforme permet d’exposer les artistes, elle ne permet pas de générer de chiffre d’affaires. Le premier distributeur de musique numérique payante reste Apple avec son iTunes. Or, ce dernier prélève 30% des recettes et surtout sa puissance commence à décliner face aux nouveaux acteurs de la musique louée par abonnement: Spotify et Deezer.

viaVivendi se concentre dans les médias.

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