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Violences conjugales: France Télévisions s’engage plus que d’autres… – 20minutes.fr

 TELEVISION – A l’antenne sur France 2 et sur le web, France Télévisions se mobilise contre les violences conjugales. Une attitude qui n’est pas celle de tous les médias…

En matière de violences conjugales, les médias peuvent le meilleur comme le pire. Le pire, c’est cet article de La Provence qui qualifie l’attitude violentissime d’un élu envers sa femme de «coup de folie», c’est la couverture des meurtres de leurs compagnes commis par Bertrand Cantat ou Oscar Pistorius, c’est la publicité pour le Cantal dénoncée par les politiques et associations. Le meilleur, c’est, souhaiterait France Télévisions, son dispositif spécial mis en place pour lutter contre les violences conjugales. Téléfilm suivi d’un débat ce mercredi à soir, séquences spécifiques dans les journaux télévisés et magazines, et mise en place d’une plateforme de témoignages.

Un dispositif déjà testé contre le viol

«Nous avions fait de même avec le viol, et avions recueilli 2000 témoignages, explique Antonio Grigolini, responsable de la social TV à France Télévisions. On a lancé le site dimanche et il y a déjà 100 témoignages très forts. On n’a pas vocation à remplacer les associations et l’Etat, donc on met en avant les outils disponibles comme le numéro gratuit 3919». Une démarche  de prévention utile, explique Margaux Collet, experte du traitement médiatique des violences  faites aux femmes qui a notamment étudié les initiatives très fortes prises en Espagne depuis 2004. «Les médias ont un grand rôle à jouer. Il faut qu’ils adoptent un registre préventif au lieu de privilégier le sensationnel, le morbide, les reconstitutions à coups de voix off et de séquences dignes de films policiers».

Arrêter de parler de «crime passionnel » et de «drame familial»

Elle insiste sur «la nécessité de ne plus parler de «drame familial », de «crime passionnel», de «mari désespéré et jaloux ne pouvant pas contrôler sa passion». Il faut aussi, explique Margaux Collet, arrêter de présenter cela comme des cas isolés à la rubrique faits divers et les inscrire dans un contexte global. Les chiffres existent mais les journalistes ne prennent pas le temps de recontextualiser». Par exemple, lors d’accidents de la route, les médias rappellent désormais assez systématiquement le nombre de tués par an sur les routes. Il n’en est encore rien pour le nombre de victimes de violences conjugales (174 en 2012).

«Nous sommes là pour favoriser cette prise de conscience, estime Antonio Grigolini. En Espagne, les choses ont été plus loin, et la RTVE, équivalent de France télévisions, ainsi que deux chaînes privées, se sont dotées de «guides pour les rédactions» établis à partir de diagnostiques précis sur le traitement des violences de genre dans les médias. «Cela vraiment fait bouger les choses, estime Margaux Collet. Il faut que les médias français adoptent cette démarche volontariste» .

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