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Un élu grenoblois attaque un journal associatif

Accusé d’être un « tyran », un élu grenoblois attaque un journal associatif, « Le Postillon ».

http://www.lepostillon.org/Enfin-un-proces.html

Traité de « tyran », le président (PS) de la métropole de Grenoble Christophe Ferrari a attaqué en justice mercredi le journal associatif local « Le Postillon », ce que ce dernier a célébré au cours d’un « vernissage judiciaire ».

Ce bimestriel satirique tire à 4.000 exemplaires.

Le journal était jugé pour injure et diffamation en citation directe devant le tribunal correctionnel pour un article de décembre 2015, dénonçant « pistons, dérapages et mauvais goût » à la mairie de Pont-de-Claix (11.000 habitants), dirigée par M. Ferrari depuis 2008.Ce dernier est devenu président de la métropole grenobloise (49 communes et 450.000 habitants) en 2014 à la faveur d’une alliance avec les écologistes grenoblois.

Son avocat, Me Didier Supplisson, a dénoncé un article « à charge », « une sorte d’acharnement ». « On veut tirer sur les élites, sur une certaine gauche avec des termes outranciers », a-t-il dit.

L’avocat a réclamé 5.000 euros de dommages et intérêts pour M. Ferrari et 10.000 pour son ancienne directrice de cabinet, également partie civile.

« M. Ferrari a décider de mettre à mort Le Postillon », a lancé pour sa part Me Federico Steinmann, en dénonçant « une tentative de museler cette presse libre et indépendante ».

L’avocat du journal a cité plusieurs attestations d’anciens agents appuyant l’article et évoquant notamment « une perversité érigée en système » à la mairie de Pont-de-Claix. « A côté, les propos du Postillon sont d’une grande prudence », a jugé l’avocat.

Le parquet n’a pas requis de peine. Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 12 septembre.

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