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TF1 : Un reportage sur la drogue à Tremblay au coeur d’un procès en diffamation

Le reportage diffusé sur TF1 au printemps 2010 et évoquant le trafic de drogue à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) était vendredi au coeur d’un procès en diffamation opposant le député-maire de la ville, François Asensi (PCF), et les réalisateurs du documentaire.

Fait inhabituel, François Asensi et Emmanuel Chain, le patron de la société de production Elephant et Cie, étaient tour à tour prévenu et partie civile devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

En effet, le tribunal a décidé de juger en un même procès la citation d’Emmanuel Chain contre François Asensi et celle de l’élu contre le producteur.

Le 29 mars 2010, dans son émission « Haute Définition », TF1 avait diffusé un reportage réalisé par la société de production Elephant et Cie et intitulé « Mon voisin est un dealer ».

Près d’un million d’euros en liquide et de la drogue avaient été saisis quelques heures avant sa diffusion. Deux jours après, deux bus avaient été caillassés et incendiés.

Emmanuel Chain est le premier à avoir dégainé l’arme judiciaire. Il a adressé une citation directe à François Asensi en avril 2010 pour diffamation et injures, après des propos de l’élu communiste sur France 5.

Le député-maire de Tremblay accusait notamment Elephant et Cie d’avoir « organisé une mise en scène » du reportage, avec des « acteurs ».

Trois mois plus tard, c’est François Asensi qui poursuivait Emmanuel Chain, également pour diffamation et injures.

Il attaque des propos tenus par le producteur le 22 avril 2010 sur Canal +. « Vous savez, disait-il sur le plateau du Grand Journal, quand on ne veut pas voir le message, on préfère tuer le messager ». Il avait aussi regretté que François Asensi, « plutôt que d’affronter le débat déverse des calomnies ».

En marge de cette audience croisée, François Asensi disait souhaiter « qu’on puisse établir que ce reportage était scénarisé et mis en scène dans le but de faire de l’audimat ».

La ville de Tremblay a également saisi le tribunal de Bobigny pour obtenir réparation du préjudice subi du fait de l’atteinte à son image.

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