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TF1 maîtrise ses coûts et triple son dividende

Grâce à la vente d’Eurosport, le groupe a multiplié son bénéfice, à 419 millions d’euros. Nonce Paolini, le PDG, dit vouloir «développer des relais de croissance», mais précise qu’il ne fera «pas de folies».

En dépit d’un contexte difficile et de performances financières impactées par le Mondial de football, événement très coûteux à acquérir et produire, TF1 a bien résisté en 2014. L’exercice s’est soldé par un chiffre d’affaires de 2,09 milliards d’euros, en hausse de 0,8 %. Et ce, malgré un recul des recettes publicitaires. Le quatrième trimestre, période où les annonceurs sont traditionnellement très actifs, a marqué le pas en affichant une baisse de 2,6 %. Sur l’année, le recul s’établit à 1,2 %, avec des recettes publicitaires de 1,57 milliard d’euros.

Pour compenser, TF1 a pu compter sur ses diversifications. Celles-ci ont progressé de 7,3 % en un an, à 516,3 millions d’euros. Surtout, le groupe de télévision a tiré parti de sa rigoureuse politique de gestion. Les mesures d’économies mises en place depuis 2008 ont continué à porter leurs fruits et joué un rôle d’amortisseur. «Nous avons atteint notre objectif de 240 millions d’économies récurrentes», s’est félicité Nonce Paolini, le PDG du groupe. En 2015, la rigueur sera toujours de mise. «Nous restons dans une stratégie de maîtrise des coûts», a prévenu le patron.

L’an passé, l’entreprise a par exemple réduit de 26,4 millions ses dépenses de programmes pour ses quatre chaînes en clair (TF1, TMC, NT1 et HD1), hors événements sportifs. Une optimisation malheureusement effacée en 2014 par le Mondial de football. La compétition a fait flamber le coût de grille «de 47 millions pour atteindre 994 millions d’euros», a indiqué Philippe Denery, le DG finances. Pour diffuser l’été dernier 28 matchs de la compétition, TF1 a dû débourser près de 74 millions d’euros rien qu’en frais de diffusion. Au final, l’opération a largement pesé sur la rentabilité. Le résultat opérationnel a ainsi chuté de plus de 20 %, à 116 millions. Mais, même payée au prix fort, cette Coupe du monde a quand même permis à TF1 de conforter son statut de leader du PAF et d’engranger des records d’audience. «La chaîne a pris des risques qui se sont avérés payants avec des records dans tous les genres», a souligné Nonce Paolini, citant un JT à 10 millions de téléspectateurs ou le film Intouchables qui en a rassemblé 13,9 millions. En 2014, TF1 a réalisé 95 des 100 meilleures audiences du PAF et ses chaînes gratuites ont cumulé une part d’audience de 28,7 %.

Relais de croissance

Grâce à la vente en mai dernier de sa pépite Eurosport à l’américain Discovery, le groupe a multiplié par trois son bénéfice, à 419 millions d’euros. Les actionnaires vont en profiter puisqu’un dividende de 1,50 euro par action leur sera versé, contre 55 centimes au titre de 2013.

Après versement de ce dividende exceptionnel, il restera 100 à 150 millions d’euros sur les 498 millions de trésorerie du groupe au 31 décembre. Nonce Paolini dit vouloir «développer des relais de croissance», mais il n’a pas fait d’annonce concrète. «Nous ne ferons pas de folies», avait-il prévenu à la même période l’an dernier. La croissance externe devrait faire en tout cas plus de vague que le marché publicitaire. Malgré une visibilité qualifiée de faible, TF1 table sur une «stabilisation du marché de la publicité» avec «encore des marges de manœuvre possibles», a voulu nuancer Nonce Paolini.

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