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Sud Radio pourrait bientôt changer de mains

Mise en vente au printemps, Sud Radio aurait trouvé un repreneur. Selon nos informations, le groupe Sud Radio présidé par Jean-Eric Valli serait entré en négociations exclusives avec Marc Laufer, l'ancien directeur général de NextRadio TV, soutenu dans son projet par la Financière de l'Echiquier.

D'après une source proche du dossier, l'objectif est de transformer la station en une radio à destination des entreprises, notamment des PME. Le modèle BFM que M.Laufer a su transformer en entreprise très rentable lorsqu'il était le numéro deux d'Alain Weill (NextRadio TV) est cité en exemple. Contacté, M.Valli n'a pas souhaité commenter l'information.

Depuis que le patron du groupe a confié en mai un mandat de vente à la banque Messier Maris & Associés, plusieurs candidats au rachat se sont déjà penchés sur le dossier, notamment TF1. Mais aucun repreneur potentiel n'avait jusqu'ici réussi à s'entendre avec l'actuel propriétaire sur le prix de cession. Car depuis son rachat en 2005 par le groupe Start, entre-temps rebaptisé Sud Radio Groupe, cette station historique du sud de la France n'a cessé de péricliter. Son audience a chuté et ne dépasse plus guère les 0,7 % au point que la radio n'apparaît plus dans les enquêtes Médiamétrie. Cela en dépit de l'attribution par le CSA, en 2011, d'une fréquence à Paris.

UN BOULET FINANCIER

A l'époque, Sud Radio professait de grandes ambitions. L'antenne voulait se mesurer à RMC en reprenant le format « talk » qui a fait le succès de cette station du groupe NextRadio TV. Et même, pourquoi pas, s'imposer comme la « quatrième radio généraliste » de France derrière Europe 1, RTL et France Inter. Las, c'est finalement une polémique qui l'a conduit sous le feu des projecteurs : pour avoir évoqué à l'antenne, à l'été 2011, le « lobby juif soutenant DSK », Sud Radio s'est vue infliger une mise en demeure par le CSA.

Pour le groupe de M.Valli, qui exploite plusieurs radios musicales (Voltage, Latina…), la station est devenue un boulet financier. Lourdement déficitaire en 2011, elle a dû réduire drastiquement ses coûts et diviser par deux son personnel. « Si elle n'est pas vendue avant la fin de l'année, elle risque à nouveau la procédure de sauvegarde , juge un bon connaisseur du dossier.

Le projet de M. Laufer peut-il aboutir ? Le CSA dit ne pas être saisi à ce stade d'un éventuel rachat. Mais il assure, le cas échéant, ne pouvoir donner son aval qu'à condition que « le format ne soit pas changé de façon substantielle ». Reste donc à voir si un modèle éditorial type « BFM Business » peut être accepté pour cette figure des ondes toujours associée au sud-ouest de la France et au rugby.

Marie de Vergès

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