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SNRT CGT – FRANCE BLEU va mal, les personnels souffrent…

snrtcgtLa ligne éditoriale 2009, qui sera grosso modo reconduite en 2010, fait plonger le Réseau. Certaines locales sont juste au bord de l’ornière, d’autres déjà dedans… Les sondages, après 2 ans d’exercice, le prouvent. Les avertissements des équipes étaient fondés mais on ne les a pas écoutés et on s’est obstiné. Aujourd’hui, dans les locales, on ne croit plus en la pertinence de la direction.


Nous n’avons jamais été, à la CGT, prisonniers des sondages. C’est plutôt la possibilité de remplir nos missions de service public qui est notre souci principal. Mais lui aussi est devenu le parent pauvre de cette antenne où, au nom d’un hypothétique auditeur roi, on tire vers le bas des contenus dont le reliquat de qualité est maintenu, vaille que vaille, par la conscience professionnelle des équipes.
Côté direction du Réseau, rien n’y fait. Aucune leçon n’est tirée, on soigne le mal par le mal. Les sondages nationaux sont donc au même niveau (à quelques poils près) depuis 10 (dix !) ans.
Les motions qui ont accueilli la mise en place du Plan Bleu auraient pourtant dû alerter la direction… si elle avait des oreilles. Mais elle s’entête : la nouvelle grille continue de formater, de négliger les contenus, de ne se soucier que de la durée des séquences (les plus courtes possibles). Et en haut lieu, on a décidé de planifier les rubriques du nord au sud : tout le monde parle du même sujet au même moment sur toutes les locales Bleu, comme si le rythme de vie était identique à Ajaccio, Quimper, Bordeaux ou Lille. Toutes les stations mettent en ligne les mêmes « rendez-vous auditeurs » qui envahissent l’antenne au nom de l’interactivité et n’apportent RIEN en termes de radio.
Aujourd’hui, notre antenne est un compromis aberrant entre une FM médiocre et une généraliste sans ambition. Où faire de la « proximité », c’est donner la météo, ânonner toutes les cinq minutes, un jour, le lendemain et toute la semaine, les mêmes embouteillages, aux mêmes heures et aux mêmes endroits, faire entendre une musique qui fait parfois raser les murs aux salariés de la maison quand ils représentent la radio à l’extérieur…
Les équipes des locales connaissent leur métier au moins aussi bien que ceux qui les dirigent. Ce n’est pas la peur du changement qui les fait trembler, c’est le sentiment de se sentir entre les mains d’une direction sourde (un comble pour une radio !) et aveugle. Elles veulent redonner son sens à la radio publique. Elles veulent qu’on fasse de nouveau appel au savoir-faire des salariés du réseau, qu’on valorise le talent des preneurs de son et des animateurs, qu’on redonne à l’information locale la place qu’elle doit avoir et qu’on cesse de la corseter dans des formats impossibles.
Tout cela, les directions des locales s’en moquent. Elles poursuivent sur la même ligne, plus soucieuses de se plier aux consignes de Madame Chadal que de réfléchir à une radio qui corresponde à son public. Pourtant, sur d’autres chaînes, une autre orientation s’engage !
Nous le disons tout net : ce que fait cette direction met en danger l’avenir de notre Réseau.
Paris, le 25 août 2009

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