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SIRTI : Les radios et télévisions indépendantes dénoncent l’ignorance du gouvernement

Les radios et télévisions indépendantes dénoncent l’ignorance du gouvernement à leur égard.
A partir d’aujourd’hui et jusqu’au vendredi 19 mars, les 150 radios et télévisions adhérentes au SIRTI diffusent un message d’alerte sur les dangers qu’encourent la liberté de la communication et le pluralisme dans l’audiovisuel.
Les radios et télévisions indépendantes invitent leurs auditeurs à les rejoindre sur Facebook et à dire non à la concentration.
Le SIRTI interpelle également le gouvernement, sur le caractère délibéré ou non de son ignorance des enjeux des radios et télévisions indépendantes.
Mais au-delà de l’ignorance, ce qui semble se dessiner est une très exclusive « politique des grands groupes » dans laquelle les enjeux des éditeurs indépendants comptent pour partie négligeable.
Le gouvernement a appuyé le relèvement du plafond de concentration en radio, qui n’a été préservé le 1° décembre dernier que grâce à la sagesse des parlementaires de toutes tendances.
Le gouvernement a inclus les radios et télévisions dans le champ d’une nouvelle taxe à l’émetteur, l’IFER, une taxe inédite sur la liberté d’expression qui remet en cause la gratuité des fréquences et la couverture des radios de territoires.
Enfin, le gouvernement refuse désormais tout appui au lancement de la Radio Numérique Terrestre, depuis que les grands groupes n’en veulent subitement plus.
Le message du SIRTI sera diffusé plus de 13 000 fois dans les prochains jours sur l’ensemble des antennes. Il atteindra ainsi quelque 10 millions d’auditeurs et de téléspectateurs quotidiens des radios et télévisions indépendantes en France.

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4 Comments on SIRTI : Les radios et télévisions indépendantes dénoncent l’ignorance du gouvernement

  1. Je crois me rappeler que le Csa a autorisé les radios nationales à racheter tous leurs franchisés de catégories C dès le passage du seuil de 50 à 150 millions d’habitants, alors qu’avant cela leur était interdit !
    Ensuite une fois ce « ménage » fait, ces mêmes radios nationales se sont lancées dans le rachat illégal des B pour atteindre les 150 millions d’habitants au plus vite …
    Et le Csa a validé toutes ces acquisitions illégales dans ce qui a été appelé par la presse le « Yalta des fréquences » au lieu de les sanctionner en leur retirant ces autorisations ! Vous avez dit « régulateur » ?

    Et aujourd’hui les mêmes radios nationales pleurent que leur pérennité en en danger !
    Ah bon ? Alors leur fuite en avant des années 94 à 96 au détriment de dizaines de radios independantes n’en n’a pas fait les champions promis ???

    Demain, si le seuil augmente, il achèteront d’abord les D indépendantes car rien ne peut s’y opposer sans seuil à 150 millions, puis, une fois le financement national des radios indépendantes mis en vrac, il rachèteront les B restantes, sous le regard bienveillant du Csa …

    C’est tellement bon la concurrence … entre soi !

  2. Mathieu Quétel // 06/03/2010 á 10 h 35 min // Répondre

    Certains journalistes comme Isabelle Hanne de Libération ont pris la peine de mener une véritable enquête sur cette question sensible et complexe des seuils anti concentration (voir son article dans Libération encore disponible sur le site du journal). Les Indépendants ne bluffent pas, nous n’avons pas pour habitude de tromper les pouvoirs publics ou les parlementaires. A la différence de certains qui ont fait dire à un parlementaire dans l’hémicycle de l’Assemblée que leur radio ne pouvait être présente à Annecy à cause des seuils anti-concentration. Or, il s’avère que cette ville n’a pas encore bénéficié du plan FM+ (c’est en cours) ! Il s’avère également que ces mêmes groupes ont préféré lors des appels précédents favoriser leurs musicales au détriment de leurs généralistes dans cette ville ! Le relèvement des seuils anti-concentration est un combat qui n’a qu’un seul objectif : destabiliser les radios indépendantes B et D. C’est le GIE Les Indépendants qui est visé, il est devenu un outil d’équilibre économique incontournable.

  3. Philippe Gault // 06/03/2010 á 9 h 22 min // Répondre

    C’est tout à fait faux. De nombreuses radios indépendantes sont des catégories D, thématiques et multivilles: Africa N°1, Beur FM, France Magreb 2, Latina (hors Paris), Nova, Ouï (hors Paris), TSF, Jazz Radio, Ado (hors Paris), la Radio de la Mer. C’est ainsi que Lagardère a pu racheter Hit&Sports qui est en catégorie D et faisait partie des Indépendants, pour en faire Europe 1 sports… Ces radios seraient directement rachetables par les groupes en cas de relèvement du plafond de concentration. Par ailleurs, rien n’interdit à des groupes qui détiennent des catégories D (réseaux à vocation nationale) de détenir des B (locales et régionales). Quand on dénonce un bluff, il faut savoir de quoi on parle !

  4. Comme nous l’avons fait remarquer sur notre site, les Indépendants bluffent !
    Ils sont à 95% des radios de catégorie B et ils ne peuvent pas être rachetés
    c’est une règle dictée par le CSA

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