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Sirti : Krach du dernier argument des groupes nationaux sur le plafond de concentration en radio

Le SIRTI se félicite de la publication par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel des chiffres de couverture des groupes nationaux de radio.
Cette publication démontre que chacun des groupes éditant plusieurs réseaux demeure en dessous du plafond de concentration légal de 150 millions d’habitants de couverture cumulée.
Ainsi s’effondre le dernier argument de ces groupes nationaux dans leur lobbying pressant pour faire exploser le plafond de concentration en radio analogique.

On aura tout entendu en faveur de la dérégulation de la radio:
− les enfants que font les français: alors que le plafond de concentration avait été relevé de 50 à 150 millions d’habitants en 1994, côté démographique il reste de la marge.
− le blocage du développement des radios nationales: alors que les radios nationales ont obtenu des centaines de nouvelles fréquences FM ces cinq dernières années.
− la nécessité de dynamiser l’économie de la radio: alors qu’une concentration accrue signifierait une réduction de la concurrence et la disparition de radios.
− la crise: justification à tous les reculs, argument contradictoire du précédent,  qu’importe quand on fait feu de tout bois.
− et même l’illégalité dans laquelle se trouveraient certains groupes qui justifierait curieusement un changement de la loi: c’est ce dernier argument que vient ruiner la communication du CSA.
Comme l’a dit Alain Méar, conseiller en charge de la radio au CSA : « personne n’a franchi le seuil de 150 millions », ajoutant « on est suffisamment loin du plafond pour ne pas avoir peur de le dépasser ».
La radio analogique étant désormais largement figée, toutes les fréquences étant allouées en FM (ou sur le point de l’être) pour 15 ans: il n’y a définitivement aucun intérêt à relever le plafond de concentration pour le média radio.
Si les groupes nationaux souhaitaient investir dans l’avenir de la radio, ils le pourraient en contribuant au lancement de la radio numérique terrestre, là où le plafond de concentration de 150 millions d’habitants ne s’applique pas. Or, ces groupes nationaux s’y refusent obstinément, soucieux seulement, comme l’a relevé David Kessler dans son pré-rapport sur la RNT, de ne pas y consacrer «la totalité, ou plus de la majorité, de leurs résultats ».

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