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SI C’ETAIT LE DERNIER : Diam’s chante sur France 3

Sur France 3 le soir du match France/Irlande et du match Algérie/Egypte, qualificatifs pour la coupe du monde 2010, Frédéric TADDEI et ses invités ouvrent le débat sur le foot, dernier refuge de l’identité nationale ?
diam's_voiléeEn live et en exclusivité, Diam’s interprète une chanson de 10 minutes dans laquelle elle répond à toutes les questions qu’on se pose depuis sa disparition médiatique.

Diam’s interprètera « Si c’était le dernier », un titre évènement de 10 minutes !!!

Le phénoménal succès commercial de « Dans ma bulle » (un million d’exemplaires vendus) a fait de Diam’s un symbole de sa génération. Depuis beaucoup de choses ont été dites, beaucoup de choses ont été écrites, sur elle, sans elle. Aujourd’hui Diam’s sort un nouvel album, « SOS », un disque riche d’une sincérité qui est devenue sa marque de fabrique. Et cette fois, Mélanie a de la matière brute à travailler : sa vie a changé. Et sa musique en témoigne. Les sons restent d’une précision hip hop optimale, les textes ont acquis une densité inédite. Pour « Ce soir ou jamais », elle interprètera « Et si c’était le dernier », le titre qui clôture son album, 10 minutes d’une intensité sans faille, pour dire les choses et rétablir les vérités.

http://diams-lesite.com/lhonneur-dun-peuple-live-2/
SI C’ETAIT LE DERNIER
( texte : Diam’s )

A l’approche de la trentaine, j’appréhende la cinquantaine,
Mais seul Dieu sait si je passerai la vingtaine,
Mon avenir et mes rêves sont donc entre parenthèses,
A l’heure actuelle, j’ai mis mes cicatrices en quarantaine.
J’écris ce titre comme une fin de carrière,
Je suis venue, j’ai vu, j’ai vaincu puis j’ai fait marche arrière,
S’il était mon dernier morceau, j’aimerais qu’on se souvienne,
Que derrière mes balafres se cachait une reine.
Voici mon Mea Culpa mon : Mel ne coule pas, non !
Et si le rimmel coule, sache que mon cœur ne doute pas,
Je suis entière et passionnée, rêve d’amour passionnel,
Et toi mon cœur S.O.S, S.O.S que tu m’aimes ?
J’ai vu le monde sous toutes ses coutures, avide de points d’ sutures,
A l’usure elles m’ont eue, ouais, mes putains d’ blessures.
Je vis en marge de ce monde depuis que j’ai goûté l’Enfer,
Qu’il fait sombre tout en bas quand t’es perdue sans lanterne,
J’ai posé un genou à terre, en fin d’année 2007
On m’a dit Mel, soit on t’interne, soit on t’enterre,
Qui l’aurait cru, moi la guerrière, j’ai pris une balle
En pleine tête, une balle dans le moral, il paraît qu’ j’ai pété un câble,
Paraît qu’ j’ai fait dix pas vers Dieu depuis que j’ai sombré,
Paraîtrait même que je vais mieux depuis qu’on m’a laissée tomber,
Car c’est comme ça dans la vie, quand tout va bien t’as plein d’amis,
Puis quand t’éteins, t’entends une voix qui dit « t’es seule Mélanie »,
Relève-toi pour ta mère, au moins fais-le pour elle,
Relève-toi pour tes frères et sœurs qui aiment tes poèmes,
Et font OYOYE le soir dans les salles, OYOYOYOYOYE,
Quand ils chantent petite banlieusarde,
T’entends une voix qui te dit bats-toi au moins pour lui,
C’est p’ t’être l’homme de ta vie, peut-être le père de ta fille,
Et puis la voix se fait rare et tu t’écroules,
Y’a plus de MTV Award à l’hôpital pour t’aider quand tu coules.
Car je l’avoue, ouais c’est vrai, j’ai fait un tour chez les dingues,
Là où l’bonheur se trouve dans des cachetons ou des s’ringues,
Là où t’es rien qu’un malade, rien qu’une putain d’ordonnance,
Au Vésinet, à Sainte Anne, t’as p’t’être croisé mon ambulance,
J’ai vu des psys se prendre pour Dieu, prétendant lire dans mon cœur,
Là-bas, là où les yeux s’révulsent après 21 heures,
Seule dans ta chambre, quand faut se battre tu déchantes,
Ces putains d’médocs sont venus me couper les jambes,
Au fil du temps sont v’nus me griller les neurones,
Ces charlatans de psy ont bien vu briller mes euros,
Tous des menteurs, tous des trafiquants d’espoir,
C’est juste que j’avais un trop grand cœur pour un avenir trop illusoire.
Prenez ce titre comme un pavé dans la gueule ou dans la mare,
Vous n’arrêterez pas mes coups de cœur avec du Loxapac,
Antipsychotiques, anti dépresseurs, anti, anti,
Normal qu’ vous soyez folle, vous êtes trop gentille, gentille,
En vrai, j’ suis comme tout l’ monde, mi-sagesse, mi-colère,
Eux m’ont dit vous êtes malade à vie, vous êtes bipolaire,
Moi j’y ai cru, comme une conne alors j’ai gobé
Vu de quoi calmer mon cœur au fond d’un gobelet,
Le visage marqué par mes démons, ouais j’ai pété les plombs,
C’est fou comme y’a du monde qui t’aime quand tu vas taper le fond,
Ils sont heureux quand tu t’écroules, car tout d’un coup ils se sentent fort,
Mais quand j’ faisais jumper les foules, eux ils étaient morts,
Ouais, z’ étaient morts de jalousie, donc heureux que Diam’s crève,
Et quand bien même ce fut vrai, Mélanie se relève,
Aujourd’hui Mélanie plane, j’appelle ça ma renaissance,
Quand mon ventre est plein, j’ai le cœur plein d’ reconnaissance,
Au final c’est toujours les mêmes, toujours les vrais qui me soutiennent,
Ceux-là même qui m’aiment, que je pleure de rire ou de peine.
J’écris ce titre comme si c’était l’ dernier de ma vie,
Besoin d’ cracher c’ que j’ai à dire, besoin d’ te raconter ma crise,
A l’heure qu’il est ici bas, si je jure que je vais bien,
C’est que tout l’ temps derrière moi tu peux croiser Sébastien,
Laisse-moi rendre hommage à ceux et celles qui m’encouragent,
Les seuls qui peuvent prétendre faire partie d’ mon entourage,
Un jour j’ai changé de phone sans prévenir personne,
Et là, j’ai vu ceux qui ont cherché des nouvelles de ma pomme.
Souvent j’ me dis « à ma place qu’est-ce t’aurais fait si t’étais Diam’s » ?
T’aurais fait péter le champagne ou tenté d’ t’acheter des lames ?
T’aurais profité de ta gloire pour snober ton public ?
Ou comprendre qu’avec ta gouaille tu pouvais aider l’Afrique ?
Dis moi, t’aurais fait quoi si t’étais moi ?
Est-ce que t’aurais tout claqué dans la soie ou vaqué dans le noir ?
Dis moi ? Qu’est-ce t’aurais fait hein ? Qu’est-ce t’aurais fait ?
Quand pour un simple crochet tout l’ monde t’intente un procès ?
Qu’est-ce t’aurais fait ? Acheté un plus grand plasma ?
Impossible vu que chez moi j’ai déjà un cinéma.
Il sont mignons à les entendre faudrait r’ssembler à tout le monde,
Je t’explique, j’ suis pas aux normes, tu le sais je suis trop ronde.
T’aurais fait quoi si t’étais moi ? T’aurais arrêté le rap ?
Faut avouer qu’ dans ce milieu y’a peu de relations durables ?
T’aurais fait quoi si c’était ton dernier show ?
Réclamé des millions d’euros ou réclamé des OYOYE ?
Moi c’est c’que je réclame,
Pas que le public m’acclame,
Mais qu’il chante avec moi nos douleurs communes,
On est pareil vous et moi, on aime faire péter l’ volume !
J’entends rien, je suis sourde quand les connards jactent,
Quand les médias me traquent pour savoir ce que je cache,
Je leur ai donné ma plume, ils ont voulu ma main,
Je leur en ai tendu une, puis ils ont connu mon poing,
J’ suis rappeuse, pas chanteuse eh ! Qu’on s’entende bien !
J’ suis hargneuse, pas chanceuse, donc je n’ vous dois rien !
J’ suis gentille moi, je m’énerve rarement,
Mais respecte-toi et on te respectera, ma dit ma maman,
Je les regarde qui bataillent pour sortir du noir,
Y connaissent pas la taille des problèmes que t’apporte la gloire,
Une épée de Damoclès au-dessus d’ la tête,
On ne sort jamais indemne de la réussite ou de la Tess,
Pire encore quand t’as pas d’ frère, de père et que t’es seule,
A calmer ton sum pour éviter d’ sortir un gun !
Plus j’ connais les hommes plus j’ risque de faire de la taule,
Donc moins j’ côtoie de monde et moins je compte d’hématomes,
J’aspire à être une femme exemplaire, je l’avoue,
Pas pour autant qu’ si tu me tapes, je tendrai l’autre joue !
Nan, j’ai le sang chaud, sans substance Caribéenne,
J’ai juste un égo et une rage méditerranéenne.
Je suis juste la progéniture d’une sacrée guerrière,
Je suis la fille d’une armure, la Grand-mère du Rap Français,
Aujourd’hui je suis en paix donc je peux aider,
Plaider coupable si toutefois j’ai engrainé des gens dans l’ péché,
Quand j’ parlais de suicide ou de mes soucis,
C’est comme si j’ n’avais pas saisi pourquoi on s’acharnait à vivre,
Ouais, je sais ce que c’est que d’être vide,
Rien que des rides, plus de larmes, plus de rire, plus de rage au bide,
Plus rien qui puisse te booster, tu gobes pour te débloquer,
Mais ton mal-être n’est pas guéri, t’es juste droguée,
Solidaire envers les dépressifs solitaires,
Car aucun être humain sur terre ne pourra vous porter secours,
Cherche la paix au fond de toi-même, j’ sais qu’ t’aimerait qu’on te libère,
Qu’on te comprenne quand tu saignes et que la vie n’a plus de goût,
Faut savoir qu’à l’hôpital, j’ai comme j’ai perdu la mémoire,
Donc du passé je ne garde que ce qui m’a donné espoir.
Je comprends le monde maintenant, je comprends le cons,
En fin d’ compte on aura tous à rendre des comptes,
Alors, je m’empresse d’être une fille aimante,
Envers celle qui m’a portée plus de huit mois dans son ventre,
Elle qui a souffert le martyre le jour de l’accouchement,
Mérite bien que je la couvre de bisous et de diamants.
Ouais je m’empresse d’être une adulte, pour aider mes p’tites sœurs,
Même si, dans le Tour Bus, je ressemble plus à Peter,
J’aime le speed et l’attente, la droiture et la pente,
Car je suis le gun et la tempe,
Rien qu’ je rappe car je ne parle plus trop, voici un ego trip très gros,
Ouais, voici mon plus beau titre,
J’ai pris la locomotive en pleine course,
Emotive, j’ai pris la connerie humaine en pleine bouche,
Suis trop fragile pour ce monde, donc parfois je me barre,
Et si toutefois je tombe, bah, je me relève et je me bats,
Y’a pas de place pour les faibles, la vie est une lutte,
Tu veux devenir célèbre ? Sache que la vie de star est une pute !
Elle te sucre ta thune, te sucre tes valeurs,
T’éloigne de la lune dans des soirées VIP sans saveur,
Considère-moi comme une traître, j’ai infiltré le système,
Aujourd’hui je suis prête à n’ me défendre que sur scène,
Et peu importe si je vends beaucoup moins de disques,
Ouais, je prends le risque de m’éloigner de ce bizz,
Ouais ouais, je veux redevenir quelqu’un d’ normal
Qui se balade sans avoir dix mille flash dans la ganache.
Je suis trop simple pour eux, j’aime pas les strass moi,
Tu veux savoir qui j’embrasse ? Mais vas y casse-toi !
Laisse-moi vivre pépère, laisse-moi rester simple,
Laisse, pas besoin de devenir célèbre pour rester humble
En manque d’amour, j’ai couru après la reconnaissance,
Puis moi le petit bijou, j’ai côtoyé l’indécence,
J’écris ce titre comme si j’étais toujours en bas,
Besoin d’ cracher mes tripes, ouais, besoin d’ te conter mes combats.
Je suis guérie, grâce à Dieu, j’ai recouvré la vue,
J’ai péri mais j’ai prié, donc j’ai retrouvé ma plume,
Moi qui ai passé 2008 sans écrire un texte,
J’ai retrouvé mon équipe et l’amour de Kilomaitre.
J’ai sombré, tu l’auras compris, donc tout s’explique,
Le pourquoi de mon repli, de mes voyages en Afrique,
Ouais, j’ai compris qu’ j’avais un cœur mais pas que pour mourir,
Que là-bas j’avais des frères et sœurs, des enfants à nourrir,
Que toute cette gloire est utile si elle peut servir,
A sortir du noir tout plein de p’tits qui rêvent de grandir,
Ma plus grande fierté n’est pas d’être Française résidente,
Mais d’être à la base d’un projet dont je suis Présidente,
C’est maintenant que ça commence, maintenant que ça tourne,
Je joue un rôle de contenance du Sénégal au Cameroun,
En 2009 j’ai fait un tour en Algérie au Mali,
Au Maroc, en Côte d’Ivoire, au Gabon en Tunisie.
J’espère bien qu’avec le temps on aidera des hommes,
A prendre soin des enfants d’ Madagascar aux Comores.
C’est parti pour toute la vie, si Dieu me le permet,
Elle était terne cette fille, elle était triste et fermée,
T’en sauras plus si tu guettes les news sur internet,
Avant la Big Up Fondation c’est le Big Up Project !
Si c’était mon dernier album j’aimerais que l’on sache,
Que mon public est bénévole quand il l’achète dans les bacs,
Moi avec l’argent du peuple, j’ veux devenir sauveur,
Donc s’il faut donner l’exemple, je suis le premier donateur,
Si c’était mon dernier concert j’aimerais que la scène
Me permette de véhiculer un message personnel,
Ouais, j’aimerais que mon public sache que je l’aime,
Perdue dans mes problèmes : comme j’ai eu peur de vous perdre !
Et si c’était mon dernier titre, j’aimerais que l’on garde de moi
L’image d’une fille qui rêvait d’être reine auprès du Roi,
Si c’était mon dernier coup d’ gueule j’accuserais la France,
Elle qui paiera sa répression quand elle perdra ses enfants,
Si c’était ma dernière rime, je rapperais comme personne,
Car aujourd’hui je préfère vivre et donner du courage aux hommes,
Si c’était ma dernière soirée, je verrais mes amis,
Ferais un gâteau tout foiré pour qu’ils me vannent toute la nuit,
Si c’était mon dernier « je t’aime » j’ te dirai S.O.S,
Trouveras tu la bouteille que j’ai jetée dans la Seine ?
Si c’était mon dernier câlin je le donnerais à ma mère,
Et lui dirais que j’étais bien, qu’ c’était aussi bien sans père,
Si c’était mon dernier regard il viserait la lune,
Elle qui a éclairé ma plume, éclairé mes lectures,
Et si la mort venait me dire : « il ne te reste que vingt minutes »,
J’aurais souhaité la paix et j’aurais rappé dix minutes….

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1 Comment on SI C’ETAIT LE DERNIER : Diam’s chante sur France 3

  1. j’aime tes morceaux surtout la confection noctune

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