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SAUVONS L’EPRA

Le 21 décembre dernier lors de l’Assemblée générale de l’EPRA, les radios associatives ont rejeté unanimement la délibération proposée par le président Hervé Masurel.

Tout à la fois préfet et Secrétaire général du Secrétariat Interministériel à la Ville, le Président de l’EPRA  voulait faire adopter un texte approuvant une prochaine dissolution du Groupement d’Intérêt Public EPRA.

Refusant toute proposition visant à doter l’EPRA des moyens nécessaires à sa mission, le président-préfet a martelé  la volonté des ministères de dissoudre le GIP.

C’est le gouvernement Bérégovoy qui avait mis en place cet outil au service de l’Etat dans sa mise en œuvre de sa politique de la Ville, dans la ligne des orientations sans cesse affinées, dont les valeurs ont été portées successivement par le FAS, le FASILD et  l’ACSE.

Le choix de dissoudre l’EPRA  traduit la décision prise sous le gouvernement Sarkozy-Fillon-Guéant de tourner le dos à une politique de la Ville fondée sur ces valeurs.

 Un tel choix s’oppose à vingt ans d’une longue et fructueuse collaboration instaurée entre les radios associatives, le FAS, le FASILD et aujourd’hui l’ACSE.

 Vingt ans d’échanges qui ont construit  et développé un outil dédié à l’expression  des populations des quartiers populaires, des acteurs de la politique de la ville et de l’intégration, de ces milliers d’associations, d’artistes, de sportifs, syndicalistes et politiques privés de parole sur les médias publics et commerciaux. Un outil ayant élaboré une bibliothèque sonore dont la richesse et l’intérêt historique n’ont pas d’équivalent.

Faudrait-il acquiescer à la décision du gouvernement Hollande-Ayrault-Valls de mettre en œuvre la dissolution de l’EPRA décidée par le gouvernement précédent ?

Les radios associatives, unanimes, ont dit non !

Prorogé pour un an, le GIP doit être dissout au 30 juin 2013.

Doté d’un budget de fonctionnement aussi squelettique que celui de 2012, rien ne dit qu’il y aura une ligne budgétaire pour l’achat de programmes.

C’est, à ce jour, le choix de l’actuel gouvernement socialiste.

La mobilisation de tous doit faire prévaloir le choix du bon sens et de l’intérêt national : conserver et dynamiser un outil au service de la politique de la Ville, de l’intégration, de l’égalité des chances, de la cohésion sociale, au service, depuis plus de vingt ans, de ces valeurs républicaines.

Le 16 janvier 2013

Gilbert Andruccioli

Animateur du Collectif « Nous tenons à l’EPRA »


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