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Salaires à la Sacem: le président du CA « indigné » par la polémique

Le président du conseil d’administration de la Sacem, Claude Lemesle, s’est « indigné » mardi de la polémique soulevée par un député UMP sur le « train de vie mirifique » et le salaire des dirigeants de cet organisme chargé de collecter les droits des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique.

« On en a marre de ces attaques à une époque où le droit d’auteur est en danger. Je suis indigné par toute cette polémique », a-t-il déclaré à l’AFP.

Dans un entretien au journal France Soir mardi, le député UMP de Mayenne Yannick Favennec a dénoncé « le train de vie mirifique des dirigeants de la Sacem » et souhaité que l’organisme « apprenne à rendre des comptes à ceux à qui (il) vient prendre du fric ».

Selon M. Favennec, le président du directoire de la Sacem, Bernard Miyet, perçoit un traitement annuel de 600.000 euros.

M. Miyet « a un salaire équivalent à celui des dirigeants des grandes sociétés d’auteurs du monde. Il vaut mieux avoir des gens hyper compétents et bien payés qui aillent chercher le droit d’auteur le plus loin possible, plutôt que des gens moins bien rémunérés et moins capables », a réagi M. Lemesle.

« La Sacem est une société privée. Les salaires sont déterminés par son conseil d’administration et l’assemblée générale a connaissance chaque année du montant des 10 principaux salaires », a par ailleurs rappelé M. Miyet, joint par l’AFP.

« Globalement, le niveau des dix principaux cadres doit être de 2,6 millions d’euros, ce qui représente 0,26% par rapport au total des perceptions », a-t-il précisé.

La Sacem est « souvent confrontée à la difficulté de faire comprendre ce qu’est le droit d’auteur, notamment à de petites associations » qui doivent acquitter des droits lorsqu’elles diffusent de la musique au cours de leurs manifestations, a-t-il jugé.

« Tout organisateur estime tout à fait normal de devoir payer la facture d’EDF, la location de la salle, le traiteur…, mais lorsqu’on leur dit qu’il y a du droit d’auteur à payer (pour la musique), la réaction c’est : +on nous prend notre bénéfice !+ », a-t-il déploré.

Le président du directoire a également dénoncé « l’amalgame » fait par certains commerçants entre les droits perçus par les producteurs de disques et les artistes-interprètes, qui ont augmenté cette année, et les droits d’auteur, « qui n’ont pas bougé d’un poil ».

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