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#RadioFrance #Sophia Analyse des réponses données par M. Schlesinger au Sénat

|  PAR LES INDIGNÉS DU PAF

Audition de M. Mathieu Gallet le 28/10/2015 au Sénat:

Analyse des réponses de M. Frédéric Schlesinger sur la banque de programmes de service public, Sophia 

Introduction:

Nous remercions chaleureusement les groupes parlementaires qui ont pris la parole sur le sujet au Sénat par les voix de Mesdames Brigitte Gonthier-Maurin et Marie-Christine Blandin, puis dans le cadre des questions individuelles, Madame Sylvie Robert.

Mail envoyé aux Sénateurs de la Commission Culture : « Radio France: alerte pour #Sophia, banque de programmes de service public »

http://blogs.mediapart.fr/blog/les-indignes-du-paf/271015/radio-france-alerte-pour-sophia-banque-de-programmes-de-service-public

Verbatim: Audition de #MathieuGallet, PDG de #RadioFrance, au #Sénat, passages concernant #Sophia

http://blogs.mediapart.fr/blog/les-indignes-du-paf/291015/audition-de-mathieu-gallet-pdg-de-radio-france-au-senat-verbatim-des-passages-concernant-so


 

Sophia est un service public… délaissé:

Pas de réunion stratégique sur le projet entre équipes, abonnés, tutelles… pour examiner les attentes, améliorations (infos, rubriques, fil musical, interactivité…), malgré les attentes des abonnés et les souhaits de l’équipe.

Pas d’ambition de développement : la direction n’a pas renouvelé le poste de commercial pour Sophia. La personne à ce poste, partie au printemps, n’a pas été remplacée pour ces missions. La demande est pourtant là et une bonne stratégie pourrait contribuer à combler le (léger) déficit, alors même qu’il n’avait jamais été demandé clairement d’être à l’équilibre.

Un système complexe qui a des conséquences éditoriales. Les flashs d’info et les journaux sont réalisés 20mn avant leur diffusion. Ce n’est pas sans conséquences éditoriales et peut nuire à leur crédibilité quand un événement majeur se déroule entre l’enregistrement du flash et sa diffusion, comme c’est déjà arrivé. Selon plusieurs spécialistes, le coût d’une mise aux normes évoqué par M. Schlesinger semble très exagéré: le logiciel développé par Radio France date d’environ 5 ans maintenant, il est opérationnel, même si des améliorations sont possibles.

C’est d’autant plus troublant quand la qualité de l’information et le savoir-faire de radio France sur la question sont mis en avant par M. Schlésinger.

Sur les pertes « massives » de Sophia:

Derniers chiffres en notre possession : 200.000€ de pertes, soit 0,03% du Budget annuel de Radio France (664 millions € en 2014) – ou l’équivalent du salaire annuel complet chargé d’un cadre supérieur au tarif où ils sont actuellement embauchés à Radio France (pour des postes non liés à la production mais à la représentation, la comm’ ou les RH). Tout est donc question de priorités.

Sur l’enjeu de service public:

Sophia est un service public, et doit être considéré en tant que tel. Il peut dégager une plus value, comme c’était le cas avec le contrat qui la liait à 107.7 ou, plus généralement, à tous les abonnés qui la suivent depuis des années.

Sophia peut être considérée comme un enjeu stratégique de service public, comme média d’information, outil d’éducation aux médias, avec des enjeux de culture scientifique et de diversité musicale. C’est aussi une porte d’entrée du public dans le monde de la radio.

Restreindre la notion de service public à la partie information est une idée apparue récemment dans le discours de Radio France suite aux interpellations publiques sur le sujet des acteurs du secteur et des citoyens.

Sur le profil du portefeuille des abonnés :

Les proportions sont plutôt les suivantes : 100% reprennent les infos, les deux tiers reprennent des chroniques et un petit tiers a recours au fil musical. Frédéric Schlésinger se trompe donc quand il dit que « quelques » chroniques touchent une minorité, puisqu’il s’agit des 2/3. On ne peut donc pas négliger l’importance du travail de l’équipe sur ce point.

Sur les préalables à la reprise :

Les préalables étaient initialement présentés comme étant l’accord de tous les corps suivants : CSA, Ministère de la Culture, syndicats professionnels, personnel.

Il n’est, étrangement, jamais fait mention des abonnés qui contribuent pour certains depuis des années à l’évolution du projet et sont régulièrement mis à l’épreuve des nouveautés technologiques. Les abonnés dans ce contexte associatif et de service public sont un peu les associés du projet.

Lors de l’audition au Sénat, M. Schlesinger a parlé de 5 conditions : accords des CSA, Ministère de la Culture et syndicats professionnels, reprise du personnel par l’acquéreur (sans lui demander son avis sur la question ?), rachat des informations à Radio France (dans un montage impossible où le Groupe SOS commercialiserait l’offre globale Sophia, mais se fournit pour les infos en les rachetant à Radio France pour les revendre après !).

Les positions des syndicats professionnels:

Les deux syndicats professionnels sont…

Le CNRA (Confédération Nationale des Radios Associatives):

Proximité forte de Frédéric Schlesinger avec le CNRA via son parcours et ses liens avec Hugues de Vesins (ils ont fait ensemble l’AFP audio, devenue l’A2PRL), Hugues de Vésins a été pendant 3 mandats au moins à la tête du CNRA et en est maintenant Vice-Président.

Le SNRL (Syndicat National des Radios Libres) :

Totalement opposé à la revente de Sophia à un groupe privé, encore plus au groupe SOS, pour les raisons expliquées ici et rendues publiques via « La Lettre Pro des médias »:

Le SNRL dénonce l’éventuelle cession de SOPHIA (7/10/2015)

http://www.lalettre.pro/Le-SNRL-denonce-l-eventuelle-cession-de-Sophia_a8544.html

Quand M. Frédéric Schlésinger dit que le repreneur est en contact avec les Syndicats professionnels, c’est faux pour le SNRL. Mais cela traduit aussi une manque d’habitude de dialogue : l’interlocuteur naturel des deux syndicats professionnels sur ce sujet devrait aussi être Radio France ! 

Sur le Groupe SOS:

Selon les acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire, « ce groupe pratique la casse sociale ». Les articles et dossiers suivants le montrent clairement :

Plan social à Respect Magazine par Alice Géraud,  2/06/2013, Libération :  

«Respect Mag» mis en minorité : l’équipe du trimestriel a été remerciée

http://www.liberation.fr/societe/2013/06/02/respect-mag-mis-en-minorite_907617

Dossier sur OWNI, 20/10/2011 : « Les cachotteries du groupe SOS »

http://owni.fr/2011/10/20/les-cachotteries-du-groupe-sos/


Nous n’avons pas de réponse aux questions suivantes, essentielles :

– où est l’appel d’offre ?

– à quelle date une éventuelle reprise doit elle-être effective et présentée dans ses détails aux tutelles et « ayants droits » ?

« Sophia », contre l’avis des élus du CCE, n’apparaît pas dans le COM 2015/2019.

Nous sommes le 3 Novembre 2015 et personne n’a d’éléments précis sur les négociations en cours avec le repreneur potentiel. Or, si Sophia n’apparaît plus dans le COM à partir de 2016, c’est que, pour la direction , elle n’est plus au sein de Radio  France. Il reste deux mois pour expliquer ce qu’il advient de la seule banque de programmes radio de service public à laquelle les abonnés sont attachés: le label « Radio France » est un gage de qualité.


La déontologie et le dialogue au service de la qualité de l’information…

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Les Citoyens de l’information/ Les Indignés du PAF

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