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Radio LFM/Lagardère: la rédaction de Elle demande l’abandon des poursuites

La rédaction du magazine féminin Elle, propriété du groupe Lagardère, a contesté vendredi l’assignation en justice de la petite radio associative LFM par le groupe de presse et demandé à ce dernier de « renoncer » aux indemnités réclamées.

Sans contester le droit du groupe à protéger la marque, « la rédaction de Elle, qui soutient et défend la place et le statut des femmes dans la société, considère que cette radio associative du Val-Fourré, dont l’une des missions est de contribuer à faire entendre la voix des femmes dans les quartiers, doit pouvoir continuer à exister », indique-t-elle dans un communiqué adressé à l’AFP.

Par conséquent, « la rédaction de Elle demande que le groupe Lagardère renonce non seulement aux indemnités en réparation du préjudice subi comme cela a été annoncé, mais renonce également aux remboursements des frais légaux d’avocats liés à la procédure », indique-t-elle

« Une telle exécution financière serait très lourde pour l’économie d’une radio associative et totalement insupportable au regard des principes et des valeurs que défend Elle chaque semaine », estime la rédaction de l’hebdomadaire, tout en reconnaissant que cette procédure s’inscrit « dans le cadre légitime de la protection de la marque Elle, strictement défendue par le groupe Lagardère ».

Le groupe Lagardère a estimé que le nom, LFM radio, portait atteinte à sa marque emblématique, Elle. Pourtant, la radio associative de Mantes-la-Jolie avait initialement commencé d’émettre fin 2009 sous le nom de « Elles FM ».

Après différentes tentatives de conciliation, la radio avait modifié son nom, passant de Elles FM à LFM. Mais ce geste est resté insuffisant pour Lagardère qui a déclenché une action judiciaire et assigné la radio devant le tribunal de grande instance de Paris.

Pour Lahbib Eddaouidi, fondateur de la radio, une telle décision est incompréhensible: « C’est complètement aberrant qu’un magazine comme eux s’attaque à une radio associative comme nous. Nous ne faisons pas de business, nous sommes une petite radio associative », a-t-il fait valoir jeudi.

Lagardère Active a souligné de son côté qu’il ne « demande pas d’indemnités en réparation du préjudice subi », mais seulement le remboursement des frais légaux à la suite de l’échec des négociations.

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