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Radio France : « Il n’y a pas d’injonction à un retour à l’équilibre en 2017 » (Fleur Pellerin) 

MUS, SPEC, MUMOP – Paris – mercredi 22 juillet 2015 – Actualité n° 47684
« Dans ma lettre adressée à la direction de Radio France, il n’y avait pas d’injonction à un retour à l’équilibre en 2017, au 31/12/2017. J’avais évoqué un horizon 2017, mais il n’y a absolument pas de date butoir (…). Tout ce que je demande est un scénario crédible », déclare Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, à France Culture, le 22/07/2015. « Je souhaite qu’on puisse étudier sur des possibilités qui ne portent pas uniquement sur des économies en matière d’emploi. »

Lors du CCE de Radio France, le 21/07/2015, les élus ont signé une motion dans laquelle ils indiquent « prendre acte de l’engagement de [Mathieu Gallet, président-directeur général de Radio France] à travailler sur des pistes alternatives au plan de départ volontaire, dans le cadre d’un retour à l’équilibre en 2018 », l’hypothèse principale de la direction s’orientant autour d’un plan concernant 350 personnes, p our un retour à l’équilibre en 2017.

Radio France : « Le problème, initialement, est d’avoir signé un COM irréaliste »

« Lorsqu’on souhaite voir la ministre, j’ai un secrétariat, il suffit de m’appeler. (…) Je suis à la disposition de tout le monde, y compris de Mathieu Gallet.
Je ne suis pas dans la personnalisation des choses. L’avenir de Radio France, c’est cela la préoccupation majeure.
J’ai une méthode que j’ai annoncée le 03/04/2015 et dont je n’ai pas déviée. J’ai dit que je souhaitais avoir les grandes orientations stratégiques de l’entreprise, moyennant quoi je serais en mesure de donner mes arbitrages.
J’ai réussi à dégager 80 M€ pour achever le chantier, ce n’est pas rien.
[En 2012], il y avait une trajectoire financière qui reposait sur une augmentation des ressources extrêmement dynamiques et qui n’étaient pas tenables, qui reposait elle-même sur une augmentation massive de la CAP , de l’ordre de 120 M€.
On a stabilisé [le budget], on n’a pas baissé de 80 M€. L’effort demandé sur Radio France porte sur environ 8 M€ sur deux ans, 2013 et 2014, pour un budget de plus de 600 M€.
Le problème, initialement, est d’avoir signé un COM irréaliste. Il était de bonne gestion de dire que nous devions modifier la trajectoire prévue dans ce COM.
Je me suis portée garante de la qualité du dialogue social à Radio France. »
Radio France : « Tout ce que je demande est un scénario crédible »

« Ma feuille de route du 03/04/2015 comportait l’idée que l’emploi n’est pas la seule variable d’ajustement. S’il y a un plan de départ volontaire nécessaire et qui rentre dans le cadre d’une réflexion stratégique, on l’étudiera, mais, je l’avais dit très clairement, je ne souhaite pas que l’emploi paie pour les errements du chantier notamment.
Je souhaite qu’on puisse étudier sur des possibilités qui ne portent pas uniquement sur des économies en matière d’emploi.

Dans ma lettre adressée à la direction de Radio France, il n’y avait pas d’injonction à un retour à équilibre en 2017, au 31/12/2017. J’avais évoqué un horizon 2017, mais il n’y a absolument pas de date butoir.
Tout ce que je demande est un scénario crédible.
Mes grands points d’arbitrage, je les ai donnés.

Je n’ai pas à approuver ou à désapprouver le départ d’Olivier Poivre d’Arvor [directeur de France Culture]. J’ai évoqué des résultats qui sont objectifs. »

Nomination des présidents des groupes audiovisuels publics : « Je suis fière de cette réforme »

« Avoir un collège indépendant, ce sera toujours mieux qu’une décision de quelqu’un tout seul derrière son bureau sur le conseil de quelques visiteurs du soir plus ou moins inspirés. C’était une réforme démocratique, [dont je suis fière]. Qu’il y ait quelques aménagements, cela peut être examiné, et cela le sera sûrement avec le CSA , qui a déjà fait des propositions.
Je ne vois rien qui discrédite la nomination de Delphine Ernotte Cunci.

Le public consomme davantage à la carte ; le rendez-vous du 20h, le soir, n’est plus vraiment la norme, notamment chez les plus jeunes, qui ont une consommation totalement délinéarisée des contenus, que cela soit à la radio ou à la télévision. Il y a le besoin d’avoir une information de flux qui soit repensée, mais il y a la nécessité de réfléchir à des briques de programme clairement identifiées. »
Le budget de la Culture « désormais considéré comme prioritaire »

« J’ai présenté au Président de la République et au Premier ministre un certain nombre de projets qui ont suffisamment convaincu pour que le budget de la culture soit désormais considéré comme prioritaire, et soit pas seulement préservé mais augmenté.

J’ai présenté des orientations sur l’éducation artistique et culturelle, sur le rôle que peut jouer la culture pour la citoyenneté, le soutien à la jeune création, soit la modernisation des fonctions qui étaient à l’origine de la création du ministère de la Culture, au service d’un projet de 21e siècle.
Le régime d’indemnisation du chômage des intermittents restera porté par la solidarité interprofessionnelle. Il n’y a pas de budgétisation ou d’autonomisation de la caisse. »

Taxation des plateformes OTT : « Très difficile »

« L’enjeu de modernisation de notre régime fiscal est absolument décisif.
Le financement du cinéma et de l’audiovisuel a été construit autour d’un système vertueux qui mutualise les profits d’aujourd’hui pour payer la création de demain. Aujourd’hui, de nouveaux acteurs profitent de la circulation des œuvres mais ne paient rien.
Il y a une fuite de valeur. La charge pèse sur les chaînes TV, les FAI , et les citoyens.
Il faut absolument trouver une solution, mais c’est très difficile. Nous devons trouver des outils de comptabilité et fiscalité innovants. Nous y travaillons. »
Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, le 22/07/2015

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