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Quel avenir pour la Radio Numérique Terrestre (RNT) ? – Information – France Culture

Un an après son lancement, c’était le 20 juin 2014, l’avenir de la radio numérique terrestre est toujours aussi sombre.
Il faut dire que son développement rencontre bien plus d’obstacles que la TNT (Télévision Numérique Terrestre).

Pourtant, la RNT apporte les mêmes améliorations que la TNT, à savoir : une radio de meilleure qualité sonore et qui permet de recevoir beaucoup plus de radio que sur la bande FM.

Mais elle est boudée par les principales radios françaises.
Le Choix de la rédaction est signé Abdelhak El Idrissi.

 

Parmi la centaine d’éditeurs de programmes sur la RNT dans les trois premières villes couvertes, on trouve surtout des petites radios, associatives, locales, et des indépentantes de taille moyenne.
Pour Philippe Gault, le président du syndicat des radios et télévisions indépendantes, les débuts de la RNT ressemblent à l’exposition des radios libres au début des années 80, avec une grande diversifaication de l’offre :

C’est un peu comme s’il y avait une nouvelle bande FM, sur laquelle il se fait des expériences. On peut decouvrir une radio chinoise, une radio indienne. Des radios peu présentes sur la FM.

 

Prometteuse, la RNT est malgré tout handicapée aujourd’hui. Seulement 200 000 récepteurs RNT ont été vendus à la fin de l’année 2014 en France.
Un manque d’engouement lié à une méconnaissance du grand public selon Patrice Gélinet, membre du CSA :

Un sondage indique que 75% des Français, n’ont jamais entendu parler de la RNT, ou en ont entendu parler de la RNT sans savoir ce que sait, soit n’en ont jamais entendu parler.

 

« Faire connaître », ce n’est pas évident quand l’Etat ne fait pas grand-chose pour la développer. Malgré une inscription dans la loi en 2006, le RNT ne profite pas du soutien qu’avait reçu la TNT.
En attendant, nos voisins européens prennent de l’avance. C’est ce qu’explique Jean Marc Dubreuil, représentant en France de World DMB, une association professionnelle chargée de faire la promotion de la RNT :

On est complétement en retard alors qu’on était en avance il y a quelques années. Des petits pays, comme la  Norvège, la Suisse, basculent complètement vers la RNT en arrêtant la bande FM. On est l’île au milieu de l’Europe qui n’a pas complétement déployé la RNT.

 

Ceux qui disent que la RNT ne peut pas marcher en France sont à chercher du coté des grosses radios :
– Radio France dépend de la volonté de l’Etat actionnaire qui peut ,seul, décider de préempter des fréquences RNT pour les chaines du grouppe. Et pour l’instant il ne se passe rien.
– Les principales radios privées :, NRJ, RTL, Europe 1 et RMC freinent des quatre fers en mettant en avant un marché publicitaire fragile qui pourrait s’effondrer avec l’exposition du nombre de radios.
Et puis, ces radios préfère baser leur modèle économique sur la radio par internet plutôt que sur le RNT.

Un très mauvais choix selon Emmanuel Boutterin, président du syndicat national des radios libres (SNRL) :

Ils commettent une erreur fondamentale. Il n’y a pas de modèle économique. Et écouter la radio sur internet est difficile en voiture, qui représente 48% du mode d’écoute. Et puis, cela coûte cher parce que les radios doivent acheter de la bande passante. Cela coûte aussi à l’audtieur puisque la radio via son téléphone portable est décomptée du forfait.

 

En attendant, le CSA continue d’étendre le réseau de la RNT. 20 villes devraient êtres couvertes d’ici fin 2016. Les promoteurs de la RNT attendent avec impatience que 20% de la population soit couverte. Seuil à partir duquel des obligations de réception de la RNT s’imposent aux constructeurs de terminaux neufs de réception de la radio.

 

 

Source : Quel avenir pour la Radio Numérique Terrestre (RNT) ? – Information – France Culture

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