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Quel avenir pour la boucle radio?

A la fin du mois de mai, l’ARCEP avait lancé une consultation publique portant sur la boucle locale radio. L’enjeu de cette initiative était de recueillir les contributions de différents acteurs concernant l’état des lieux actuel de la BLR et ses perspectives de développement. La synthèse de ces contributions met en avant le fait que les réseaux mis en place fonctionnent de façon satisfaisante mais le coût de déploiement est un frein à son développement.

Le réseaux déployés utilisant la boucle locale radio (BLR) comme le WiMAX peinent à se démocratiser. Alors que ces solutions alternatives suscitaient l’enthousiasme il y a plusieurs mois, force est de constater que les réseaux en BLR sur la bande 3,5 GHz restent confidentiels et ne sont utilisés que dans les endroits où le fil de cuivre atteint ses limites.

L’ARCEP vient de publier une synthèse des 26 participations (collectivités, opérateurs, constructeurs…) à la consultation publique autour de l’utilisation de la boucle locale radio. Les réponses apportées se retrouvent autour d’un constat commun, le document de l’Autorité explique que « de nombreux acteurs soulignent que des réseaux de boucle locale radio, généralement mis en œuvre dans le cadre d’initiatives publiques, fonctionnent de façon satisfaisante. » Toutefois, leur rôle se limite à offrir des connexions de 1 à 2 Mb/s dans les zones non éligibles à l’ADSL. C’est certes suffisant pour surfer un peu et relever son courrier électronique mais ce débit n’offre pas de réel confort.

Les déploiements sont faibles au niveau national et les raisons invoquées sont notamment le coût, le manque d’interopérabilité entre les équipements et le retard dans leur disponibilité. De ce fait, il n’y a pas réellement eu de dynamisme industrielle autour des technologies utilisant la BLR.

Certains estiment d’ailleurs qu’il n’y aura pas plus d’engouement autour du WiMAX dans le futur « en raison de ses performances et de son coût ». Des acteurs mettent en avant la technologie TD-LTE comme véritable opportunité de développement de la bande 3,5 GHz. Selon eux, de nombreux industriels se désengagent du WiMAX pour aller vers le LTE.

Mais, même si le ressenti global est plutôt dubitatif vis-à-vis du WiMAX, certains espèrent beaucoup de la prochaine génération, appelée 802.16m. Cette norme pourrait permettre d’atteindre des débits 5 à 10 fois supérieurs aux débits actuels, soit des performances similaires à celles du TD-LTE, qui semble toutefois avoir les faveurs de nombreux industriels.

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