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Presstalis ex-NMPP : 125 millions d’euros pour éviter la faillite

Le groupe Lagardère, opérateur de Presstalis (ex-NMPP), a été accusé, jeudi 1er avril, de bloquer une éventuelle sortie de crise des messageries parisiennes en estimant ne pas pouvoir participer aux besoins de financement nécessaires, dans un communiqué conjoint des présidents du Conseil de gérance de Presstalis et de la coopérative Transports Presse.
« Face à une situation d’urgence, les présidents des coopératives ont confirmé que les éditeurs étaient prêts, immédiatement, à prendre leur part des efforts nécessaires » et « de son côté, le groupe Lagardère a fait savoir qu’il n’était pas en mesure de se prononcer sur sa participation aux besoins de financement attendus », soulignent les deux présidents, Jean de Montmort et Francis Morel, qui soulignent l’extrême préoccupation des éditeurs « quant à la situation de blocage créée par le groupe Lagardère qui met en cause l’avenir de l’entreprise », et en appellent « solennellement à la responsabilité du groupe […] en tant qu’actionnaire principal, opérateur et directeur général de Presstalis ».

Situation « gravissime »
La situation de Presstalis, qualifiée de « gravissime » par le ministre de la Communication Frédéric Mitterrand, nécessiterait 125 millions d’euros de financement pour éviter une faillite à l’été, selon un rapport remis au Premier ministre par l’inspecteur des finances Bruno Mettling. Avec un déficit passé de 28 à 40 millions d’euros en 2009, la participation au renflouement incombant à Lagardère, actionnaire de Presstalis à hauteur de 49% aux côtés de cinq coopératives d’éditeurs de presse, est estimé à environ 50 millions d’euros. Une vingtaine de millions sont attendus des éditeurs, le même montant serait versé par l’Etat au titre d’une aide exceptionnelle à la presse et 35 millions seraient dégagés par des cessions d’actifs de Presstalis, notamment en vendant des filiales étrangères, selon des éléments du dossier obtenus par l’AFP.
Lagardère, opérateur historique des Messageries via Hachette, se défend aujourd’hui de ce rôle, affirmant ne plus être opérateur. Le groupe est par ailleurs un des plus importants éditeurs de magazines et se trouve ainsi avec une double casquette d’opérateur et de client.

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