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Près de 70 000 radios accessibles en une seconde

Près de 70 000 radios accessibles en une seconde, depuis n’importe où en France et dans le monde : voilà un privilège dont n’auraient pas osé rêver les partisans des radios libres au début des années 80.Miracle de la génération internet, il suffit aujourd’hui d’un simple ordinateur, d’un smartphone ou d’un récepteur Wi-Fi pour pouvoir en profiter. Apparues timidement au début des années 2000, les webradios exploitent le réseau internet pour assurer leur diffusion à la place des ondes AM ou FM. Elles permettent ainsi à chacun de créer sa radio personnelle pour un budget dérisoire (comprenant la location de serveurs et les frais de bande passante). Des sociétés comme Vestaradio proposent des packs complets pour moins de 50 euros par mois. Reste encore à s’acquitter des frais de la Sacem car, si les radios web ont longtemps profité d’un flou juridique autour du droit d’auteur, elles sont aujourd’hui censées payer une redevance selon leur nombre d’auditeurs (avec un minimum de 60 euros mensuels).

Légales, illégales ou situées à l’étranger, elles pullulent sur le net. Tous les genres sont représentés, même les niches les plus improbables, de l’humour belge aux solos de piano. Notons, par exemple, Radio Marlene qui ne diffuse que des chansons de Noir Désir ou encore Candy Station, consacrée à Madonna.

A côté des initiatives de passionnés, les mastodontes de la FM ont également envahi le réseau, bien décidés à ne pas laisser filer leurs auditeurs. Ainsi, NRJ propose-t-elle 35 webradios thématiques (Pop, Rap, Dance, Rock, Nouveautés, Disney Channel…). «La radio est le meilleur ami de l’internet, reconnaît Yann Battard, directeur d’e-NRJ.C’est le seul média qui fasse bon ménage avec le surf ou les réseaux sociaux.»

Toutes les webradios accessibles sur un iPhone

Les professionnels l’ont bien compris, multipliant les ca naux de diffusion. Chaque radio française est désor mais dis ponible sur les ondes, mais aussi sur le site internet de la station comme au travers de logiciels multimédias (iTunes ou Windows Media Player…) et en référencement dans les annuaires dédiés (www.web radio-musique.com; www.radio nomy. com; http://annuaire.pro/webradio/). Mais la tendance est à l’intégration grâce à des widgets qui s’insèrent au milieu d’un blog ou d’une page Facebook. Un site traitant de Michael Jackson pourra ainsi diffuser la musique de ce dernier 24 heures sur 24. Enfin, évolution ultime, l’appli cation iPhone, qui permet de retrouver, sans fil, grâce à la 3G, les programmes d’une station dans son mobile. Parmi les webradios les plus réussies, citons celle de Radio France (France Culture, France Musique, Fip, France Info, Le Mouv’…) qui dispense éga lement des podcasts, les géné ralistes AllRadio ou Wunder Radio et ses milliers de stations du monde entier.

Avec 132 000 auditeurs par jour dans notre pays, contre 42,3 millions pour la FM (source Médiamétrie), la radio web n’est pas encore prête à détrôner la radio de papa. Pourtant, grâce à sa richesse thématique, elle apparaît comme la seule à pouvoir contenter les plus exigeants. Gageons que l’arrivée des autoradios 3G prévue cette année pourrait provoquer une petite révolution.

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2010/02/20/01006-20100220ARTMAG00147–la-radio-rebranche-le-fil-.php
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