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PRENONS LA UNE! A la veille du 8 mars, succès du lancement du collectif de femmes journalistes.

Le lundi 3 Mars, le collectif de femmes journalistes “Prenons la Une” a publié son manifeste dans Libération
Moins de cinq jours après son lancement, il a reçu plus de 650 signatures, femmes et hommes. Plus de 1500 personnes nous suivent sur notre compte Twitter @prenonsla1, et plus de 1400 sur notre page Facebook. 


En cette veille de 8 mars, nous dénonçons les inégalités dont sont victimes les femmes journalistes au sein de la profession (les écarts de salaire avec leurs confrères sont de 12%, 7 directeurs de la rédaction sur 10 sont des hommes), mais aussi la trop grande invisibilité des femmes dans les médias (seulement 18 % des “experts” invités dans les médias sont des “expertes”). 

Nous tenons à souligner que le 9 mars, notre action continuera ainsi que tous les autres jours de l’année. Car avec les signatures, des dizaines de messages de soutien nous parviennent tous les jours. Surtout, arrivent de trop nombreux témoignages de cas persistants de sexisme dans les rédactions, qui confirment que -plus que jamais- notre combat est nécessaire. 

Au bout de quatre ans de piges dans une radio, toutes les pigistes se sont faites sortir. Les quelques intégrés étaient des hommes. Une femme sur les six embauchés pour quoi ? Six nanas jetées.”


“Il y a un an et demi, je couvrais un grand événement sportif. J’y étais seule pour ma rédaction, mais sur place, je rencontre de nombreux journalistes de France Télévisions. Toujours des hommes. Je finis par poser la question à l’un deux. « Pourquoi vous n’êtes qu’entre garçons ? » De manière tout à fait décomplexée, il m’a répondu : « Ah, mais on est bien entre nous, et puis franchement, une femme, c’est chiant, et avec une femme dans l’équipe, il y a toujours des problèmes« .

« On va prendre une voix d’homme pour mixer ton film, ça donnera plus de crédibilité« 
 Propos tenu par une femme, hé oui.”

« Toute jeune journaliste, je commence comme présentatrice de flash sur une grande radio publique. Un jour, le directeur de la rédaction, connu comme un harceleur sexuel en série, et de nombreuses fois condamné au cours de sa carrière, rentre dans mon bureau et commence à flirter ouvertement avec moi. Sans l’intervention d’une de mes collègues, je ne sais pas comment ce tête à tête aurait tourné. Cet homme n’a jamais été inquiété et continue, aujourd’hui encore, de sévir auprès des plus jeunes recrues de la radio. »

Vous pouvez retrouver davantage de témoignages sur http://prenons-la-une.tumblr.com/

Nous incitons les journalistes -femmes et hommes- à signer le manifeste, et tous les citoyen-ne-s à nous suivre sur Twitter @prenonsla1, Facebook et sur notre Tumblr.

Nous sommes désormais une vigie, surveillant et dénonçant quotidiennement les cas de traitement sexiste dans les médias, saluant les nominations de femmes aux postes de direction, pointant les reculades et accompagnant les avancées en la matière.

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