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Onde Numérique veut créer le CanalSat de la radio payante

Candidate pour devenir le distributeur d’une offre de radios payantes – une première en France -, la société prévoit de diffuser 63 radios. Pour se financer, elle envisage une introduction en Bourse si elle obtient le feu vert du CSA.

Voilà un projet qui pourrait créer un précédent dans le monde de la radio : le lancement, pour ce média, d’une offre comparable à celle de CanalSat pour la télévision payante. Autrement dit, l’introduction du payant dans un monde radiophonique habitué, depuis sa création, au gratuit. Candidate à l’appel lancé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour devenir le distributeur d’une telle offre, Onde Numérique, qui fait face au projet d’une filiale de TDF, Mediamobile, dévoile son projet. Il se compose de deux parties : d’une part, la diffusion de 20 radios en linéaire (les 7 stations de Radio France, la reprise sans publicité d’Europe 1, Ouï FM, Radio Classique et la version audio de BFM TV, plus 9 formats inédits non musicaux sur plusieurs thématiques) et d’autre part celle de 43 formats musicaux, allant du rock au jazz en passant par le classique ou les musiques électroniques, en mode non linéaire. Il sera possible à l’abonné qui écoute l’un de ces formats de revenir en arrière, ou d’avancer si un titre ne lui plaît pas. Pour construire cette offre non linéaire, Onde Numérique a fait appel à plusieurs partenaires, comme RTl, Metta (une filiale du groupe Lagardère), Trace, FG Radio, Radio Classique ou encore des radios associatives.

Franz Cantarano, à l’origine de ce projet, croit dur comme fer en son succès. Il estime qu’à terme, Onde Numérique peut atteindre 4 millions d’abonnés. Une référence : celle de SiriusXM aux Etats-Unis, qui compte aujourd’hui plus de 22 millions d’abonnés. «  Dans les formats que nous proposons, nous voulons vraiment nous différencier de la FM. Nous voulons aller sur des thématiques sur lesquelles la FM ne peut pas aller car elles n’intéressent pas les annonceurs. Le modèle économique du payant nous donne une plus grande liberté éditoriale », explique-t-il.

Le lancement de l’offre est prévu en deux temps. Début 2013, d’abord, le domicile des abonnés (et sa déclinaison en 3G). Pour ce volet, Onde Numérique n’a pas besoin de l’autorisation du CSA, car les radios seront diffusées, chez les abonnés, par le biais du Wi-Fi. Début 2014, ensuite, l’offre embarquée au sein des véhicules. Pour cette seconde partie, en revanche, la société a besoin de l’autorisation du CSA. D’où sa participation à l’appel à candidatures pour être diffusée via le hertzien et le satellite.

Un vrai pari industriel

La décision du CSA est cruciale. Elle est attendue aux alentours de l’été, l’autorité se focalisant actuellement sur la relance de la radio numérique terrestre, ce qui suscite des remous importants dans le monde de la radio. La première partie de l’offre sera commercialisée pour environ 6 euros par mois, le prix définitif de la seconde n’ayant pas encore été fixé.

Le projet d’Onde Numérique, qui se pose en complément de la RNT, est un vrai pari industriel : il nécessitera plusieurs dizaines de millions d’euros d’investissements, qui seront financés par des appels au marché. Une introduction en Bourse de la société est prévue à l’automne si elle obtient l’autorisation du CSA.

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