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Mme de Fontenay : "la finale Miss Prestige national aura bien lieu"

L'élection Miss Prestige national 2013 prévue le 10 décembre à Paris aura bien lieu, a annoncé mercredi à l'AFP Geneviève de Fontenay, rappelant que cette élection n'est pas organisée par elle mais par des comités régionaux présidés par Christiane Lillio, Miss France 1968.

Après la cour d'appel de Paris jeudi, le tribunal arbitral saisi par les sociétés Endemol et Miss France fait interdiction à Geneviève de Fontenay, dans un jugement du 29 octobre, « d'organiser directement ou indirectement » l'élection Miss Prestige national 2013 le 10 décembre.

« Endemol s'acharne contre moi. Ça rime à quoi ? Ce n'est qu'une élection de Miss! On me passera sur le corps s'il le faut, mais la prochaine élection Miss Prestige national aura lieu au Lido comme prévu! », a affirmé Mme de Fontenay à l'AFP.

Dans un communiqué transmis mercredi, les avocats de Mme de Fontenay indiquent que « le Tribunal arbitral s'est déclaré incompétent pour statuer sur la validité de la clause de non-concurrence dont se prévalent la société Miss France et la société Endemol ».

« Dans ces conditions, et contrairement à ce qu'affirme la société Miss France, le litige qui l'oppose à Madame Geneviève de Fontenay concernant son obligation de non-concurrence n'a pas été tranché sur le fond. Il ne le sera que lorsque la juridiction prud'homale aura statué. La procédure est toujours pendante à ce jour », ajoutent les conseils de Mme de Fontenay.

« Dans sa décision, le Tribunal arbitral a jugé utile de souligner dans sa sentence du 29 octobre 2012 que +le comportement du groupe Endemol a contribué dans une certaine mesure à nourrir le climat de guerre des Miss+ », affirment encore les avocats de Mme de Fontenay, Me Anne-Sophie Bonnault Daly et Nicolas Filipowicz

Selon Endemol, le tribunal arbitral fait interdiction à Mme de Fontenay d'organiser une élection nationale de Miss avant février 2014, et pour les élections suivantes jusqu'au 5 février 2017.

La semaine dernière, la cour d'appel de Paris avait déjà confirmé la condamnation de Mme de Fontenay pour avoir « violé sa clause de non-concurrence » en organisant une élection concurrente à l'élection de Miss France 2011.

Après cette première élection parallèle, Geneviève de Fontenay s'était mise en retrait et l'organisation de Miss Prestige national 2012 était passée entre les mains des « comités régionaux ».

En juin 2010, Mme de Fontenay avait quitté la société Miss France avec pertes et fracas, estimant qu'Endemol allait à l'encontre de l'éthique du concours de beauté animé depuis l'après-guerre par son époux, Louis Poirot de Fontenay.

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