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Midi-Libre : pas de parution samedi en raison d’une grève de la rédaction

Le quotidien Midi Libre ne paraîtra pas samedi, la rédaction ayant entamé vendredi une grève reconductible afin d’obtenir l’ouverture de négociations sur 2 points du plan de suppression de 68 postes présenté jeudi en comité d’entreprise, selon des sources concordantes.

Les salariés du quotidien se sont donnés en outre rendez-vous pour un pique-nique en fin de matinée sur la place de la Comédie à Montpellier, a indiqué le SNJ, en précisant qu’il avait été demandé aux salariés « de se vêtir de noir ».

Interrogé, Alain Plombat le président du directoire des JDM, a déploré la perte financière entraînée par la non parution du quotidien, estimant que le mouvement de grève « est prématuré » car on ne « connaît pas encore le nombre de départs volontaires ».

« Nous terminons aujourd’hui (vendredi) la phase explicative des conditions des départs volontaires », a-t-il fait valoir.

« On a expliqué aux syndicats que c’était prématuré. On pourra discuter au début de l’année 2012, en janvier ou février, quand toutes les personnes candidates au départ volontaire se seront fait connaître », a ajouté M. Plombat.

Un plan social, qui vise à diminuer de 8 millions d’euros la masse salariale, a été présenté lundi au niveau du groupe JDM. Il concerne 158 postes, dont 123 en CDI, et a été détaillé depuis dans les entités du groupe: Midi Libre, Centre Presse, L’Indépendant, l’Imprimerie du Midi et MidiMedia, société en charge de la pub.

Ce plan s’accompagne de projets de développement de 2 millions d’euros de chiffres d’affaires. Ceux-ci portent sur le passage en tout couleur des quotidiens, l’offre numérique ou les services annexes, comme la distribution des journaux nationaux (5.000 exemplaires actuellement) et l’édition ou l’organisation de salons.

Plusieurs points suscitent l’opposition des salariés, à commencer par le service photo qui « va passer de 27,8 à 9 postes ». « C’est la fin du photojournalisme à Midi Libre », a dénoncé le SNJ, soulignant qu’après la Lozère, il « n’y aura plus de photographe dans les départements de l’Aveyron et de l’Aude.

Le deuxième point soulevé par les syndicats concerne « la suppression des secrétaires de rédaction », notamment au siège et dans les grands bureaux, ceux de Montpellier et de Nîmes. « C’est un métier qui disparaît », a déploré le syndicat.

« On demande à la direction de revoir ces deux points et d’ouvrir les discussions. Cependant, cela ne veut pas dire que nous acceptons ce plan dans son ensemble », a ajouté le syndicat, précisant qu’un autre point a choqué les salariés: « l’absence d’impact du plan sur la rédaction en chef ».

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