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Mesparrow prend son envol – Le Point

Comme si le printemps venait de s’annoncer, voilà qu’on ne parle plus que d’elle. Oiseau de paradis pour les uns, jolie môme ou nid de talent pour les autres, Mesparrow virevolte, jubile et n’en revient toujours pas que l’on réserve un tel accueil au petit moineau de la pop. De moineau, elle ne porte d’ailleurs que le nom. « Je voulais un nom d’oiseau, qui sifflote. Au début, j’étais Miss Sparrow. Puis un jour, je me suis trouvée : j’étais devenue Me. » Depuis, ses cui-cui font la joie de la matinale d’Inter, l’humoriste Sofia Aram lui a demandé de faire la première partie de son spectacle, et les Inrocks ne cessent de l’encenser. De quoi perdre pied ? Marion Gaume n’est pas de cette trempe-là ; peu probable qu’elle se laisse impressionner par les gazouillis médiatiques. Sur sa branche, elle a bien mieux à faire. Des symphonies à mi-chemin entre pop et folk, où la voix soul, métallique et délicieusement éraillée tourbillonne autour de textures électroniques. De la matière, Mesparrow n’envisage pas la musique autrement. Après une école de textile à Paris, la jeune femme intègre les Beaux-Arts de Tours. Déjà, elle s’adonne à des performances, réalise des vidéos et travaille sur des boucles avec sa voix, qui devient alors le principal instrument de ses compositions. Chorale fantôme Puis, comme beaucoup de jeunes artistes français, elle éprouve le besoin de s’évader outre-Manche, croise la petite scène anti-folk de Soho, et revient avec plein de nouvelles matières en tête. Elle s’offre alors deux ans de tournée à travers la France pour donner libre cours à ses envies et à ses expérimentations. Le plus délicat vint ensuite, lorsqu’il fallut choisir des morceaux pour l’album. « J’avais l’impression que j’allais figer à tout jamais des compositions que j’avais justement créées pour évoluer sans cesse. Comment garder vivant un enregistrement aux accords définitifs ? J’ai fini par appeler le disque Keep This Moment Alive pour tenter d’apprivoiser le paradoxe. » Comme elle fit bien ! Le résultat est un vrai bijou, plein d’audace et d’inventivité, où, derrière les notes parfois tragiques, se cache une grande maturité. Pour l’enregistrement, rien de moins qu’un studio « à l’américaine », le Black Box, près d’Angers, qui lui permet de tout recorder sur bande, en analogique, et de travailler le grain et l’énergie de ses jolies boucles chantées. L’album s’ouvre sur « The Symphony », l’histoire d’une rencontre amoureuse qui a lieu dans un bar et autour de laquelle, soudain, décors et personnages se transforment pour devenir l’orchestre. Sa chorale fantôme. C’est au restaurant Le Wagon bleu, dans le 17e arrondissement, que Mesparrow a embarqué le Point Live. Quoi de mieux, en effet, qu’un ancien wagon du mythique Orient-Express pour laisser courir son imagination et s’envoler l’oiseau ? Le moineau, ce matin-là, avait tout d’une grande. Keep This Moment Alive : sortie le 4 mars viaMesparrow prend son envol – Le Point.

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