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Mathieu Gallet à la tête de Radio France

Mathieu GalletVIDÉO – L’actuel président de l’Institut national de l’audiovisuel a été nommé à l’unanimité par les neuf membres du CSA. Il remplacera Jean-Luc Hees en mai prochain pour un mandat de cinq ans.

La performance est à la hauteur des enjeux. À tout juste 37 ans, Mathieu Gallet, actuel président de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), a été nommé jeudi par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) président de Radio France, en remplacement de Jean-Luc Hees. Les neuf sages du CSA, qui l’ont plébiscité à l’unanimité, n’ont pas perdu de temps pour prendre leur décision. Les six candidats au poste très convoité de patron de la Maison ronde, qui regroupe les sept radios hertziennes publiques (France Inter, France Info, France Bleu, France Culture, France Musique, FIP et Le Mouv’), ont été auditionnés mardi. Ils n’ont donc mis qu’une grosse journée pour se décider.

Un choix surprise

Leur choix est une surprise. Martin Ajdari, actuel secrétaire général de France Télévisions et ancien patron des finances de Radio France, ou Anne Durupty, la directrice générale d’Arte France, étaient donnés favoris dans le microcosme des médias, mais aussi dans les allées du pouvoir. Mais en vertu de la nouvelle loi de 2013 sur la nomination des présidents de l’audiovisuel public, le CSA a marqué son choix du sceau de la «totale indépendance», comme l’a souligné son président, Olivier Schrameck, «au terme d’une procédure qui concilie respect dû aux personnes, égalité de traitement et exigence de transparence».

«Une conscience aiguë des enjeux du numérique»

Olivier Schrameck, président du CSA

Mardi, les auditions de chacun des six candidats (trente minutes d’exposé et quarante-cinq minutes de discussion) se sont tenues à huis clos. La prestation de Mathieu Gallet a manifestement emballé les sages du CSA. Le choix du patron de l’INA s’est imposé comme une «évidence», a confié Christine Kelly, l’une de ses membres. Plus lyrique, Françoise Laborde a évoqué «un élan» et «un supplément d’âme». «Nous avons choisi une personnalité jeune, la plus jeune de l’histoire de Radio France», a commenté plus sobrement Olivier Schrameck, avant de mentionner «l’audace» et le «dynamisme» de son projet et le «tempérament volontaire» du candidat qui a fait preuve, durant ses quatre ans à la tête de l’INA, de «capacités gestionnaires» et d’une «vision stratégique», tout en remplissant les objectifs que lui avaient assignés les pouvoirs publics. Le président du CSA a aussi mis en exergue la «conscience aiguë des enjeux du numérique» de Mathieu Gallet.

La transition digitale, le futur président de Radio France l’a conduite à la tête de l’INA, où il a notamment poursuivi la numérisation des archives audiovisuelles entamée par son prédécesseur, Emmanuel Hoog, et conclu des partenariats avec les principales plates-formes vidéo, ce qui a permis de donner une meilleure visibilité au catalogue de l’établissement public sur Internet.

Travailleur acharné

Avant de rejoindre l’INA en mai 2010, Mathieu Gallet a fait l’essentiel de sa jeune carrière dans les cabinets ministériels, brièvement au ministère de l’Industrie, en 2006 et 2007, avant d’intégrer le ministère de la Culture, d’abord auprès de Christine Albanel, puis de Frédéric Mitterrand. Sa nomination à la tête de l’INA avait déjà surpris. Travailleur acharné, persévérant, le conseiller technique Mathieu Gallet s’était rendu indispensable. Détail amusant, c’est lui qui avait peaufiné la loi qui accordait au président de la République (à l’époque Nicolas Sarkozy) le droit de nommer les patrons de l’audiovisuel public, avant que la majorité actuelle ne redonne l’an dernier tous les pouvoirs de nomination au CSA.

Juste après l’annonce de sa nomination, Mathieu Gallet a tweeté: «Le choix du CSA m’honore et m’oblige.» Il prendra ses fonctions dans la Maison ronde le 12 mai prochain.

viaMathieu Gallet à la tête de Radio France.

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