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Marine Le Pen juge « scandaleux » le refus de Michel Drucker

La vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, a jugé « scandaleux » mardi de ne jamais avoir été invitée par Michel Drucker dans son émission « Vivement dimanche », estimant que les journalistes du service public avaient un « devoir » de pluralisme.

Début novembre, Michel Drucker avait confié sur le plateau de l’émission « On n’est pas couché » qu’il n’avait pas l’intention d’inviter Marine Le Pen, tout comme il n’avait pas invité son père, Jean-Marie Le Pen.

Interrogée au micro de Radio Classique, Mme Le Pen a jugé qu’il s’agissait d’un « véritable scandale, d’autant que Michel Drucker est sûrement extrêmement bien payé par les contribuables français, puisqu’il est sur le service public. Il a oublié probablement ce que voulait dire le service public ».

« Il se permet d’exclure de son émission le représentant, ou la représentante d’ailleurs, de millions d’électeurs », a-t-elle dénoncé.

« Ce que je dis, moi, c’est qu’il y a un service public, que ce service public il est financé par les contribuables français et que M. Drucker, comme l’ensemble des autres journalistes qui travaillent sur le service public, ont un devoir », a poursuivi la députée européenne, qui aspire à succéder à son père à la tête du parti d’extrême droite.

Interrogé par l’AFP, Michel Drucker n’a pas souhaité faire de commentaires.

De son côté, la direction de France Télévisions a fait savoir que « l’équilibre des temps de parole s’apprécie par genre d’émissions et non au sein d’une même émission au niveau de chaque chaîne ».

« Vivement dimanche » fait partie d’une catégorie de genre d’émissions de divertissement qui s’apprécie « sur un semestre » selon une délibération du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

« Ainsi les temps de parole ne sauraient se limiter à la comptabilisation des interventions relevées dans cette seule émission mais à l’aune de l’ensemble des émissions du programme sur la période semestrielle », souligne la direction du groupe audiovisuel public, précisant : « Les animateurs ne sont soumis à aucune obligation d’inviter telle ou telle personnalité politique à partir du moment où ce principe est respecté ».

Une disposition qui autorise donc Michel Drucker à ne pas inviter Marine Le Pen, à condition que celle-ci soit accueillie dans d’autres émissions du même genre sur le service public.

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