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L’interview du Pére Noël par François Morel

Ce matin sur France Inter l’humoriste a délivré une chronique de haute volée (de bois vert).

François Morel a reçu un invité de marque ce matin sur France Inter. L’humoriste s’est entretenu au téléphone avec…le Père Noël, pour un duplex avec la Laponie. Mais, surprise,, l’homme à la hôte s’est montré on ne peut plus irascible. En cause, le peu d’intérêt qu’on lui porte le reste de l’année, les lettres qu’on lui adresse, les cadeaux qu’on lui demande, mais surtout les enfants eux-mêmes.

[…] Je veux qu’on me laisse tranquille surtout en ce moment”, s’est insurgé le bonhomme. “Franchement! Vous ne pensez pas que j’ai autre chose à faire le 23 décembre que de répondre à des questions? Vous croyez que c’est une promenade de santé ce que je vais faire le 24 décembre, apporter des cadeaux à des millions d’enfants? […] Le 17 avril, le 20 mai ou le 10 juin, ou même le 14 juillet, personne ne pense à moi! Vous voulez que je vous dise le fond de ma pensée? Pour vous je ne suis qu’un marronnier!”. Comprenez: un de ces sujets que les médias nous servent chaque année à date fixe comme les pleurs des bambins devant l’école maternelle le jour de la rentrée, l’industrie du chocolat à Pâques ou le chassé croisé des juillettistes et des aoûtiens au milieu des grandes vacances.

Je peux comprendre votre accès de mauvaise humeur. Je tenais à vous dire qu’en ce jour, beaucoup d’enfants sont à l’écoute de France Inter et ce serait peut-être l’occasion pour vous de leur adresser un message de paix, de fraternité, de partage”, lance un François Morel faussement déconfit par la tirade. Mais loin d ramener l’interviewé à plus d’humanité, il provoque une nouvelle diatribe: “Je vais leur en adresser un de message. Les gamins d’aujourd’hui, c’est rien que des amorphes, des feignasses, des ramollis du genou, des arsouilles.

 

Et quand François Morel voit là le moment de “mettre fin à cette conversation”, le Père Noël en remet une couche : “Ah, oui c’est ça. Vous venez me déranger en plen boulot et quand je dis des choses qui ne vous plaisent pas, vous voulez me censurer. Je vous le dis que ce sont des vauriens, de la crapule, de la vermine, des écornifleurs, des parasites, de la canaille”. Et le voilà qui s’emporte contre le courrier qui lui a été envoyé. « C’est une horreur! Une horreur je vous dis! J’ai honte de ce que je reçois! Les fautes d’orthographe. Non mais, vous ne pouvez même pas savoir. “Cher Père Noël”, “C.H.R.P.R.N.O.L”. C’est du langage texto qu’on m’a dit, j’y comprends rien. C’est de la bouillie, de la purée de vocabulaire, du cataplasme linguistique. Je suis écœuré, scandalisé! Et pour commander quoi? Des Zi…Fones? Des Zi-Pad? Je sais pas quoi? Des jeux vidéos? Jadis, une orange, un sucre d’orge pour chacun, ça leur suffisait!« 

Une dernière question, Père Noël. Malgré la crise économique que l’on vit en ce moment dans les pays occidentaux, la différence entre les enfants des pays les plus riches et les enfants des pays les plus pauvres à tendance à toujours augmenter. Comptez-vous faire un effort cette année pour venir en aide aux enfants parmi les plus défavorisés?” Les auditeurs n’auront jamais la réponse pour cause de providentielle friture sur la ligne.

Le billet de François Morel est à réécouter ici

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