News

L’intersyndicale RFI stoppe les négociations sur la convention collective

L’intersyndicale de Radio France Internationale (RFI) a interrompu vendredi les négociations avec la direction sur la convention collective, les qualifiant de « déloyales », a-t-elle annoncé dans une lettre ouverte à la direction.

« Les négociations sur les conventions collectives sont déloyales. Par conséquent, l’intersyndicale (FO, SNJ, SNJ-CGT, SNRT-CGT) suspend sa participation à ce simulacre de négociations », indique-t-elle dans une lettre ouverte à Alain de Pouzilhac, président de RFI.

Interrogée, la direction de la station publique n’a pas fait de commentaire.

Ces négociations durent depuis des mois et interviennent après la dissolution de l’Association des employeurs de l’audiovisuel public (AESPA) en avril 2009. Créée en 1974, l’AESPA est la chambre patronale qui regroupait l’ensemble des sociétés de l’audiovisuel public (Radio France, RFI, Ina, France 2, France 3 et RFO). Elle a été dissoute après que France 2, France 3 et RFO en sont sorties à la suite de leur absorption par France Télévisions dans le cadre de la loi de réforme de l’audiovisuel public.

Cette dissolution remet en cause la convention collective de l’audiovisuel public, dont RFI.

L’intersyndicale estime que les premiers textes de la convention collective présentés par la direction en novembre 2009 sont « pour l’essentiel un +copier-coller+ du Code du travail ».

« Vous renvoyez toutes les dispositions importantes – notamment l’accord 35 heures – à d’autres accords d’entreprise ultérieurs et incertains », estime l’intersyndicale.

« Pourtant, vous vous étiez engagé à garantir notre socle social, à négocier au +mieux-disant+. Il n’était pas question de +faire moins bien+, mais +d’harmoniser+ pour arriver à une nouvelle +convention équilibrée+. Nous constatons aujourd’hui que c’est faux », regrette l’intersyndicale.

Elle réclame « un accord de substitution complet qui intègre les dispositions des conventions collectives actuelles et des accords d’entreprise existants » et juge que la date butoir du 9 juillet « n’est pas tenable ».

Double-peine pour les salariés de RFI

Comme si le plan de départs dramatique décidé par la direction ne suffisait pas, les salariés de RFI apprendront avec consternation que Radio France leur claque la porte au nez.

Un certains nombre de salariés de RFI espéraient retrouver un emploi à Radio France leur « cousine ». Mais dans le cadre des négociations de la future convention collective la direction de Radio France a annoncé qu’elle refuserait de continuer à prendre en compte l’ancienneté des salariés (CDI et CDD) issus des autres entreprises de l’audiovisuel public qui seraient embauchés à Radio France.

C’est une négation de l’essence, la réalité et la diversité de l’audiovisuel public dont les salariés partagent depuis des décennies une culture, des compétences, une fierté et des acquis communs.

Ce serait aussi une double-peine pour les anciens salariés de RFI qui se verraient revenir à la case-départ en cas d’embauche à Radio France. Cet acharnement (dicté par le gouvernement ?) est inacceptable pour les organisations syndicales représentatives de Radio France.

CFDT, CGT, FO, SNJ, SUD

Radio France

Pub

1 Trackbacks & Pingbacks

  1. Revue de presse « Rfi Riposte

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


UA-4563539-4
%d blogueurs aiment cette page :