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Libération cherche un successeur à Nicolas Demorand

Les noms de Renaud Dély, Pierre Haski et Laurent Joffrin circulent. Ce dernier est fragilisé à la tête du Nouvel Obs.

À Libération, les actionnaires ont bien l’intention de trouver un successeur à Nicolas Demorand qui a démissionné jeudi dernier. Cela a été confirmé aux salariés par François Moulias, chargé de cette mission par Bruno Ledoux, co-propriétaire du titre avec Édouard de Rothschild. Lors d’une réunion la semaine dernière, l’homme de confiance des actionnaires aurait seulement indiqué qu’il privilégierait la candidature de «professionnels de la presse» plutôt que ceux d’autres médias, comme la radio, dont était issu Nicolas Demorand, ancien de France Inter et d’Europe 1.

Mais trouver un candidat à ce poste délicat semble être une mission impossible dans le contexte actuel. «Quel homme de pouvoir serait prêt à s’engager sans avoir de visibilité à court terme sur l’avenir financier du journal?», souligne un salarié de Libération. Car, pour l’heure, la préoccupation majeure est bien la survie du titre. «Les salariés s’inquiètent surtout pour leur avenir personnel, avec la perspective d’un placement en redressement judiciaire qui semble imminent», évoque un journaliste. En cas de dépôt de bilan, rien ne dit que les actionnaires actuels seront encore aux manettes dans quelques mois. Un conseil de surveillance se tiendra mercredi au cours duquel la situation économique de Libé devrait être précisée.

Le profil idéal devrait aussi avoir «l’ADN de Libé», selon François Moulias. Les noms d’anciens de Libération circulent, notamment ceux de Jean-Michel Thénard, aujourd’hui auCanard enchaîné, de Renaud Dély, actuel directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, mais aussi de Pierre Haski, cofondateur de Rue 89, racheté par Le Nouvel Observateur. Un temps évoquée aussi, l’hypothèse d’un retour de Laurent Joffrin, qui a déjà été à deux reprises, directeur de Libération, de 1996 à 1999 puis de 2006 à 2011, serait aujourd’hui écartée. Elle ne serait pas bien vue par la rédaction. «Ce serait retour vers le futur», juge un journaliste. Laurent Joffrin, qui aura 62 ans cette année, n’incarnerait pas l’«impulsion nouvelle» que souhaitent donner les actionnaires au journal pour le relancer.

Le Nouvel Observateur vendu le 10 mars

Laurent Joffrin est en position délicate au Nouvel Observateur. Il s’est récemment heurté à Claude Perdriel, qui ne serait par ailleurs pas satisfait des performances de l’hebdomadaire. De plus, Le Nouvel Obs se prépare à l’arrivée de ses nouveaux propriétaires. Début mars, le trio Bergé-Niel-Pigasse devrait rencontrer les salariés, avant que les élus de l’entreprise ne rendent un avis sur le nouveau tour de table autour du 10 mars. Un conseil de surveillance se réunira dans la foulée pour désigner son nouveau président, en remplacement de Claude Perdriel.

Louis Dreyfus, actuel président du directoire du groupe Le Monde, pourrait aussi prendre ce poste. La question se posera ensuite d’éventuels changements à la tête du Nouvel Obs. Le duo formé par Laurent Joffrin et Nathalie Collin, coprésidents du directoire, est sur la sellette. Toutefois, les futurs propriétaires assurent que le tandem restera en place.

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