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Les Trans Musicales démarrent mercredi, la venue de Carbon Airways en suspens

Les Trans Musicales démarrent mercredi, la venue de Carbon Airways en suspens. Festival dénicheur de talents, les Trans Musicales de Rennes démarrent mercredi, alors que les benjamins de l’affiche Carbon Airways, un duo électro âgé de 14 et 15 ans, attendent toujours d’obtenir le feu vert de leur préfecture pour se produire.

Déniché par le directeur des Trans Jean-Louis Brossard dans le « off » du dernier Printemps de Bourges, Carbon Airways est composé d’un frère et une soeur, Enguérand et Eléonore, originaires de Besançon.

Craignant pour leur scolarité, la préfecture du Jura s’est opposée mi-novembre à la tenue de deux de leurs concerts, dont leur participation samedi à cette 33e édition des Trans Musicales.

Après avoir entendu le manager et la mère des adolescents, la commission d’embauche des enfants de moins de 16 ans dans le monde du spectacle doit se réunir mercredi matin pour réétudier leur dossier.

Le duo, impressionnant de puissance, s’annonçait comme un des groupes à suivre de cette 33e édition du festival rennais, qui a offert par le passé ses premières scènes à Nirvana ou Björk.

L’édition 2010 des Trans avait été marquée par la venue de quelques artistes jouissant déjà d’une certaine notoriété, comme M.I.A., Janelle Monae ou Stromae.

Les Trans retournent cette année à des têtes d’affiches plus confidentielles, dont les noms ne sont familiers que des seuls amateurs éclairés.

Au programme : Epic Rain, un rappeur libanais installé en Islande et bercé de musique américaine, Colin Stetson, un saxophoniste canadien collaborateur de Tom Waits et Arcade Fire, ou Totally Enormous Extinct Dinosaurs et SBTRKT, dernières sensations anglo-saxonnes du monde de l’électro.

« Je ne suis pas à la recherche d’un groupe qui ne colle pas à la programmation parce qu’il est connu et qu’il attirerait du monde. Ca ne m’intéresse pas », souligne Jean-Louis Brossard.

Kütu Folk Records à l’honneur
Symbole de cette édition, la création des Trans à l’Aire Libre (pour cinq soirées du mercredi au dimanche) a été confiée au label indépendant de Clermont-Ferrand Kütu Folk Records, maison d’artistes tels que Zak Laughed, St Augustine, Evening Hymns, Garciaphone…

« C’est un label qui se bagarre. Ils ont un côté +do it yourself+ (« faites-le vous-même »), ils cousent eux-même les pochettes de leurs disques. J’ai aussi ce côté-là », souligne M. Brossard.

Au total, 28 membres du label s’installeront pour quelques jours dans une maison mise à leur disposition à côté de l’Aire Libre. « Normalement, on peut y héberger 12-15 personnes, mais ils nous ont dit que ce n’était pas grave, qu’ils allaient dormir sur des matelas, dans des duvets. C’est un label où il y a une amitié, une collaboration forte entre musiciens », raconte le directeur des Trans.

Chaque soirée sera différente, avec une première partie composée de deux concerts de groupes du label qui viendront souvent présenter leurs nouveaux albums en avant-première, et une seconde partie où les musiciens joueront tous ensemble.

Pour cette 33e édition, le festival avait aussi invité l’Iranien Kourosh Yaghmaei, un des principaux musiciens rock du pays dans les années 70, condamné au silence par la révolution islamique.

Kourosh Yaghmaei devait donner à Rennes son premier concert hors d’Iran, mais son label a préféré annuler sa venue il y a quelques semaines, craignant qu’il rencontre des problèmes à son retour en Iran.

Il sera remplacé par l’Américain Hanni El Khatib, dont l’album « Will the guns come out » au rock brut de décoffrage fait partie des disques remarqués de cette fin d’année.

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