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Les radios généralistes victimes de la campagne présidentielle

Au premier trimestre 2012, elles ont toutes vu leurs audiences baisser.

Hormis France Inter, les radios généralistes (RTL, Europe 1, RMC et France Bleu)  ont toutes enregistré une audience cumulée en baisse de 0,2% à 38,7% durant la campagne présidentielle. Des résultats à contre-courant de 2008: il y a cinq ans à la même période, les généralistes avaient vu leur audience gagner 1,5 point sur un an, plébiscitées par les 25-34 ans et par les seniors.

“La campagne 2012 est extrêmement longue !”, explique François Jost, professeur en Sciences de l’information et de la communication à l’Université de Paris III-Sorbonne nouvelle. De fait, elle a commencé dès septembre, avec la primaire socialiste. “On ne parle que des élections depuis des mois. Un effet de lassitude pousse les Français vers d’autres programmes, plus culturels ou musicaux”, ajoute le chercheur.

“Les généralistes proposent à peu près la même programmation alors que l’auditeur recherche la différence. Cela explique aussi les bons chiffres des radios associatives et des radios indépendantes”, relève pour sa part Jean-Charles Verhaeghe, de My Conseils, agence spécialisée dans le média radio. Pour exemple, Radio Classique a enregistré un record historique en janvier-mars, passant la barre des 1, 2 million d’auditeurs (2,3% d’audience cumulée), France Musique, avec près de 800 000 auditeurs, en a gagné 100 000, de même que France Culture, qui frôle désormais le million d’auditeurs.

Autre responsable de l’essoufflement des généralistes, les règles sur le temps de parole, qui imposent aux radios et télévisions de faire parler tous les candidats. “Cela entraîne des plages de paroles de candidats qui n’en finissent pas et qui intéressent peu. Du coup, les auditeurs zappent”, assure Jean-Charles Verhaeghe.

Heureusement, la période post-électorale pourrait donner un nouveau souffle. “Il y aura la formation du gouvernement et les premières intentions du président. Ce ne seront pas juste des discours de candidats, comme maintenant, mais des paroles de politiques plus concernantes pour les Français et donc plus intéressantes à écouter”, relève Philippe Bailly, de NPA Conseil.

viaLes radios généralistes victimes de la campagne présidentielle – Actus TV sur nouvelobs.com.

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