News

Les coiffeurs coupent le son

De nombreux coiffeurs ont éteint la radio mardi pour protester contre la hausse importante de la redevance sur la musique diffusée dans les salons imposée par la Société pour la perception de la rémunération équitable (SPRE), a-t-on appris auprès des professionnels.

« On a lancé le mouvement en Alsace en juillet mais après un congrès national en novembre il a été décidé à l’unanimité de l’étendre au reste de la France », a expliqué à l’AFP Bernard Stalter, vice-président de l’union nationale de la coiffure.

Celui-ci ne disposait pas encore de chiffres précis sur le nombre de salons participants au mouvement.

Les 60.000 salons de coiffure de France payent des redevances de 24 à 35 euros par an pour la musique qu’ils diffusent à leurs clients, mais ces montants vont être portés en 2011 à 90 euros, se plaint M. Stalter, également président de l’Union régionale d’Alsace où il possède trois salons.

« Pire, cette redevance de base sera de 90 euros pour un salon de deux salariés, mais augmentée de 47 euros par salarié en plus », a-t-il souligné.

« On espère qu’avec la SPRE on va pouvoir rapidement se mettre autour d’une table pour discuter parce que là c’est du racket fiscal! Actuellement les cotisations des coiffeurs rapportent 1,3 million d’euros par an à la SPRE, cela monterait à 7,3 millions d’euros avec l’augmentation qu’ils veulent nous imposer: c’est énorme », a ajouté M. Stalter.

Celui-ci ne s’est pas dit opposé à une augmentation plus mesurée, « lissée dans le temps ».

« Les salons de coiffure français sont créateurs d’emplois, on a parfois du mal à clôturer nos fins de mois et on veut nous imposer ce racket fiscal. Ce n’est pas possible. On ne nous le dira pas comme ça mais c’est uniquement pour compenser les effets du téléchargement », a encore affirmé M. Stalter.

Des contacts ont déjà été pris avec les hôteliers-restaurateurs, également soumis à cette taxe sur la musique, a-t-il dit.

La hausse dénoncée par les coiffeurs concerne « l’augmentation de la rémunération équitable », un droit perçu par les artistes-interprètes et les producteurs de disques chaque fois que leur musique est diffusée dans un lieu public.

La SPRE et la Sacem sont indépendantes, indique la SPRE sur son site internet. La Sacem perçoit et répartit le droit des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, la SPRE perçoit le droit des artistes interprètes et producteurs de disque. La SPRE a signé un contrat de prestations par lequel la Sacem perçoit pour le compte de la SPRE la rémunération équitable dans les lieux sonorisés (cafés, restaurants, commerces ou parkings).

Pub

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


UA-4563539-4
%d blogueurs aiment cette page :