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Le président Obiang inaugure à Paris sa télévision d’information Africa24

Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a inauguré samedi à Paris les locaux de sa chaîne d’information Africa24, qu’il a entièrement financée depuis sa création en 2009 avec une vocation « panafricaine ».

Africa24, qui se dit aujourd’hui plus regardée que France 24 ou TV5 en Afrique francophone, « n’est pas le patrimoine de la Guinée Equatoriale. C’est une chaîne pour l’Afrique », s’est félicité M. Obiang aux côtés de son épouse et du président de la Commission de l’Union africaine Jean Ping.

La chaîne, basée à Saint-Cloud, banlieue ouest de Paris, emploie 85 salariés et a été fondée en 2009 grâce à un investissement de 10 millions d’euros de la Guinée-Equatoriale qui en détient 20%, a souligné son président, le Camerounais Constant Nemale, qui détient les 80% restant.

M. Nemale a annoncé vouloir ouvrir le capital d’Africa24 à d’autres Etats africains, comme le Cameroun, afin de financer l’ouverture de bureaux en Afrique et la diffusion de la chaine en espagnol, anglais ou arabe.

Il a aussi dénoncé « tous ceux qui passent leur temps à détruire l’image de la Guinée-Equatoriale », troisième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, dirigé d’une main de fer par M. Obiang depuis 1979 et considéré comme l’un des régimes les plus corrompus de la planète par l’ONG « Transparency International ».

« Vous êtes ici en famille », a-t-il lancé à M. Obiang en promettant qu’Africa24 se fera « une obligation morale » de « combattre jusqu’à ce que l’Unesco attribue le prix Obiang ».

Les pays occidentaux notamment et la directrice de l’Unesco Irina Bokova s’opposent vigoureusement à la remise de ce prix scientifique, financé à hauteur de trois millions de dollars par M. Obiang en raison de son passif en matière de corruption et de respect des droits de l’homme.

Début octobre, ils ont réussi à convaincre les autres membres de l’organisation de reporter toute décision au printemps 2012 après les derniers développements en France de l’enquête sur le patrimoine de certains dirigeants africains, notamment la saisie fin septembre de onze voitures de luxe du fils aîné et successeur pressenti de M. Obiang, Teodorin.

Quelques jours après, M. Obiang nommait Teodorin ambassadeur adjoint de son pays à l’Unesco, lui permettant ainsi de bénéficier d’une immunité diplomatique si la justice française voulait l’interroger

« Ce n’est pas un problème d’immunité. Il peut apporter sa contribution à l’Unesco », a assuré M. Obiang.

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