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Le plan de départs à France Télévisions devrait concerner entre 500 et 1.000 salariés, Actualités

Le groupe France Télévisions vient à peine d'entamer les discussions avec le gouvernement dans le cadre de la renégociation de son contrat d'objectifs et de moyens (COM), mais il a déjà une idée relativement précise du nombre de salariés qui seront concernés par l'inévitable plan de départs qu'il devra mettre en place pour faire les économies demandées.

Confronté l'année prochaine à un trou de 85 millions dans les financements publics et de 60 millions dans ses recettes publicitaires, la direction de France Télévisions sait qu'une réduction de sa masse salariale est impérative. « Vu le niveau des économies qu'on nous demande, à partir du moment où la masse salariale représente un tiers des coûts [environ 900 millions d'euros par an, NDLR], on ne voit pas comment on ne pourrait pas faire porter une partie de l'effort sur la masse salariale », estime Patrice Papet, directeur général délégué du groupe en charge de l'organisation, des ressources humaines et de la communication interne. France Télévisions compte 10.400 salariés, répartis entre 8.000 techniques et administratifs et 2.400 journalistes.

Le groupe sait qu'il devra aller plus loin que la réduction de 5 % des effectifs, soit environ 500 personnes, prévue dans le cadre du COM couvrant la période 2013 -2015. Il anticipe qu'il devra se séparer, au total, de 500 à 1.000 salariés. Avant d'entrer dans le vif du sujet avec les organisations syndicales, il prévient d'ores et déjà qu'il n'y aura aucun licenciement sec. A un peu plus de 40.000 euros par départ, ce plan devrait coûter entre 20 et 40 millions d'euros. Il devrait à terme générer de substantielles économies  : supprimer 1.000 postes permettra au groupe d'économiser 70 millions d'euros par an environ.

Entreprise unique

La question des effectifs est sensible au sein de France Télévisions. Les recrutements externes ont été gelés depuis le début de l'été, quand la direction a commencé à sentir que cela devenait difficile sur le plan financier. Le plan de départs volontaires initié sous Patrick de Carolis, l'ancien PDG du groupe, prendra fin à la fin de l'année. Il devrait concerner 650 personnes au total, mais seulement des salariés à l'âge de partir à la retraite.

Toujours sur le plan social, le groupe fait face à une échéance cruciale d'ici la fin de la semaine. Les syndicats doivent approuver, ou non, le nouvel accord d'entreprise dans le cadre de la mise en place de l'entreprise unique. Sur la délicate question des salaires, l'accord constitue une vraie rupture, puisqu'il met fin aux augmentations automatiques par ancienneté. A la place, la direction de France Télévisions propose des garanties « afin que personne ne reste au bord du chemin » sur le plan salarial, selon la direction. « Le modèle des augmentations de salaires automatiques n'est plus adapté à notre monde. Il n'est pas ressenti comme équitable car il ne permet pas la reconnaissance du parcours professionnel et des compétences », estime cette même source. Pour obtenir cet accord, la direction doit recueillir, d'ici jeudi soir, les signatures de syndicats représentant au moins 50 % des voix lors des élections.

La CGT, qui pèse environ 30 %, a déjà signifié qu'elle ne signerait pas, tandis que la CFDT, autre poids lourds syndical (30 % également des voix), n'a pas encore fait connaître sa position. Une non signature ne serait de toute façon pas un drame pour le groupe  : il mettra en place un accord de façon unilatéral. Avec ce nouvel accord d'entreprise, avalisé ou non par les syndicats, l'entreprise unique deviendra enfin une réalité pour les salariés, trois ans et demi après la promulgation de la loi réformant France Télévisions.

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