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Le FSER reclame 16000 euros à la radio Bretagne 5

Créée en 2015 à Quessoy, la radio associative Bretagne 5 doit 16.000 euros au Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER).
Bretagne 5 invite Françoise Nyssen, ministre de la Culture, à venir discuter de l’avenir des radios associatives.

http://www.bretagne5.fr/

« Ils nous emmerdent mais nous aussi on va les emmerder en allant jusqu’au bout. » Depuis quelques semaines, Stéphane Hamon, directeur et rédacteur en chef de la petite radio associative Bretagne 5, est furieux. Pour un retard d’envoi de justificatifs, le Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER) lui demande de rembourser les 16.000 € octroyés aux radios au moment de leur création.

« Nous devions justifier de l’utilisation de ces fonds un an après la création de la radio », explique Nathalie Villalon, la présidente de Bretagne 5. « Mais à cette période-là, j’ai perdu mon père et j’ai complètement oublié d’envoyer les documents. » L’équipe de la radio assure avoir tenté de les transmettre quelque temps plus tard, ce qui aurait été refusé par le FSER.

Pour le Fonds de soutien à l’expression radiophonique, le son de cloche est tout autre. « Notre objectif est de soutenir les radios mais, comme il s’agit d’argent public, elles sont ensuite tenues d’indiquer de quelle façon elles l’ont employé », rappelle Laura Debezy, la secrétaire générale du FSER, rattaché au ministère de la culture à Paris.

« Dans cette affaire, nous n’avons pas reçu les éléments au bout d’un an. Et malgré de nombreuses relances, les documents ne nous sont jamais parvenus. » Assurant avoir attendu « très longtemps », la structure a décidé de transmettre le dossier au fisc. « C’est un cas très rare », poursuit Laura Debezy. « Mais nous espérons que cela s’arrange rapidement. D’autant plus qu’ils ont déposé un dossier pour une autre subvention et que nous ne pourrons le traiter qu’une fois le remboursement effectué. »

À Quessoy, pourtant, la question du remboursement ne semble pas couler de source. « Rembourser nous obligerait à renflouer avec nos fonds propres. Mais, surtout, on en fait une affaire de principe devant l’excès de bureaucratie », rétorque Frédéric Guyon, directeur technique et réalisateur. « S’il le faut, on ira devant le tribunal administratif. » Surtout, l’équipe de la radio, la dernière en France à émettre en onde moyenne et à proposer une météo marine, a décidé de faire de cette histoire un exemple « de tout ce qui pèse sur les radios associatives et dont on ne parle jamais. »

Mardi, dans sa matinale, le directeur de Bretagne 5 a même invité la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, à venir à Quessoy et à discuter de la question qu’il juge fondamentale pour l’avenir des radios associatives.

 » Tant que nous n’aurons pas de réponse, on ne paiera « 

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