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Le CSA veut devenir un lieu de médiation

csa-belgiqueIl a expliqué à tous les patrons de l’audiovisuel qu’il vaut mieux s’unir que de se diviser.

C’est une première dans l’histoire de l’audiovisuel. Lundi à 13 heures, Olivier Schrameck, le président du CSA, a reçu à déjeuner l’ensemble des patrons de chaînes de la TNT gratuite conventionnées par le CSA.

Le président du CSA a pris cette initiative car, depuis trois mois, il s’inquiète du climat délétère qui règne au sein du paysage audiovisuel français. Deux clans antagonistes se sont formés. D’un côté, l’association des chaînes privées regroupe Nonce Paolini, PDG de TF1, Nicolas de Tavernost, président du directoire de M6, et Bertrand Meheut, PDG du groupe Canal +. De l’autre, l’association des chaînes indépendantes regroupe François Morinière (Équipe 21), Alain Weill (BFMTV et RMC Découverte), Jean-Paul Baudecroux (NRJ 12 et Chérie 25), Pascal Houzelot (Numéro 23) etDenis Olivennes (Gulli). La première a écrit à Aurélie Filippetti pour lui demander de déréguler le secteur audiovisuel, sinon les groupes français ne pourront pas résister à l’arrivée des géants américains de l’Internet. La seconde association multiplie les interventions pour expliquer que le passage des chaînes de la TNT payantes LCI (groupe TF1), Paris Première (groupe M6) et Planète + (groupe Canal +) en TNT gratuite renforce la position des groupes historiques et menace l’existence même des chaînes indépendantes. Du coup, les groupes audiovisuels multiplient les procédures devant les tribunaux, le Conseil d’État ou l’Autorité de la concurrence. Olivier Schrameck leur a rappelé diplomatiquement qu’au lieu de s’écharper les chaînes devraient trouver des solutions ensemble.

Déjeuners réguliers

Du coup, les patrons de chaîne ont suggéré que le CSA profite de ses nouvelles prérogatives économiques pour élargir son rôle de prévention des crises. Il pourrait jouer les bons offices et tenter de concilier les points de vue. De plus, à la demande de nombreux ayants droit dans la musique, le cinéma et le spectacle, le CSA pourrait aussi intervenir dans les négociations entre télévisions et détenteurs de droits, même sportifs.

Olivier Schrameck a expliqué aux patrons de l’audiovisuel qu’il serait aussi souhaitable de s’organiser pour faire face à l’arrivée de géants de l’Internet. Aurélie Filippetti doit présenter une loi audiovisuelle allant dans ce sens. Mais, si pour des raisons de nouvelles priorités politiques après les municipales, l’examen de ce texte est repoussé et en attendant la révision des directives européennes sur l’audiovisuel, il faudra s’adapter à la situation et trouver les moyens de mettreGoogleNetflix ou Amazon autour d’une table pour voir comment ils peuvent contribuer au financement de la création. Le régulateur pourrait jouer un rôle dans ce but.

L’année 2014 s’annonçant riche en événements, Olivier Schrameck a proposé aux patrons de l’audiovisuel de se retrouver régulièrement autour d’un déjeuner.

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