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Lagardère devient un fervent partisan de la radio numérique… en République Tchèque, Actualités

Opposé à la radio numérique le groupe Lagardère Active ? Certainement pas dans tous les pays. Certes en France le groupe n’a pas participé à l’appel à candidatures lancé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour les villes de Paris, Marseille et Nice, et il n’a a priori pas l’intention de le faire pour ceux qui vont suivre. Mais en République Tchèque, l’enthousiasme de Lagardère Active, plus teinté de pragmatisme que de conviction, semble réel.

La semaine dernière, au cours de la première réunion consacrée à la radio numérique, organisée par la radio publique tchèque et le Parlement, le groupe a clairement exprimé sa position. « Notre opinion est simple, parce que nous connaissons nos auditeurs et nous pouvons leur offrir de nouveaux services. Je voudrais dire, de façon très claire, que nous soutenons la diffusion numérique en tant que diffuseur commercial, parce que cela va définitivement dans le bon sens pour nos auditeurs », a déclaré au cours de cette réunion Miroslav Simanek, directeur général de Lagardère Active en République Tchèque.

Cette prise de position a été remarquée, puisque c’est la première fois que le groupe exprimait officiellement son soutien à la radio numérique terrestre. Il était plutôt réticent auparavant. « Par le passé, le groupe Lagardère a toujours été sceptique sur la radio numérique car ils ont une position forte dans l’analogique », estime un bon connaisseur du paysage radio tchèque. La radio numérique existe depuis 2011 en République Tchèque. Elle a récemment franchi le cap de 50 % de la population couverte, soit environ 5,3 millions d’habitants. La radio publique tchèque vient de lancer trois nouvelles stations : une consacrée aux enfants, une au jazz et la dernière aux débats.

« Il faut aussi un marché prêt à accepter la numérisation »

Interrogée par « Les Echos », la filiale tchèque de Lagardère Active estime ne pas avoir changé d’avis sur la question de la radio numérique. « Comme toutes les radios, nous avons été obligés de soutenir le développement de la radio numérique dans le cadre du renouvellement de nos fréquences analogiques jusqu’en 2025, explique Michel Fleischmann, son président, aux « Echos ». Mais nous avons toujours dit qu’il fallait plusieurs conditions pour qu’elle soit un succès : le soutien de l’Etat, savoir comment elle s’organise dans les multiplexes. Il faut aussi un marché prêt à accepter la numérisation. Or aujourd’hui, on ne peut pas dire que ces conditions soient réunies, on ne connaît pas encore le modèle économique ».

Auparavant, le même Michel Fleischmann avait effectivement eu des déclarations beaucoup plus prudentes sur la radio numérique. « La numérisation de la radio n’est pas un sujet important, elle ne nous concerne pas. Pour le moment, nous ne comptons pas sur une diffusion numérique pour nos radios nationales », déclarait-il ainsi en janvier 2011. Le groupe français avait certes participé à des expérimentations en 2005, mais elles étaient restées sans suite. Mais aujourd’hui, il est obligé de la soutenir officiellement. Il n’a certes pas participé au lancement de la radio numérique en République Tchèque en 2011, mais, pour manifester son soutien, Lagardère Active s’est engagé à mettre une de ces radios sur la radio numérique.

Une prise de position importante. En République Tchèque, Lagardère Active est tout sauf un acteur anodin. Il est le premier opérateur privé avec quatre radios, dont Europa2, première radio pour les jeunes adultes et Frekvence1, deuxième radio du pays. Le groupe a 2 millions d’auditeurs dans ce pays, ce qui signifie qu’un tchèque sur cinq écoute chaque jour une des stations de Lagardère Active.

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