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La SDJ de Radio France se fâche contre Jean-François Copé

Jean-François Copé fâche la SDJ
Un journaliste qui pose des questions à Jean-François Copé est-il forcément de gauche ? C’est la question que pose la Société des journalistes (SDJ) de Radio France, après le passage du secrétaire général de l’UMP. Interrogé par la journaliste Mathilde Munos sur les affaires Karachi et ses relations avec Ziad Takieddine, Jean-François Copé avait, en sortant de l’interview, lancé qu’elle aurait sûrement une promotion si la gauche passait. La SDJ s’est émue de ces insinuations, estimant que Mathilde Munos avait été «exemplaire».

Sur le site internet SDJ : Un journaliste qui pose des questions à Jean-François Copé est-il forcément de gauche

Invité de France Info ce matin, le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, a été interrogé sur l’actualité, comme il est d’usage dans cette rubrique. L’actualité ces jours-ci, c’est en partie les affaires, et tout particulièrement l’affaire Karachi et les relations entre lui-même et Ziad Takieddine. La journaliste, Mathilde Munos, l’a donc fait.

Au bout de quelques relances, le patron de l’UMP, qui ne souhaitait pas « passer toute l’interview là-dessus », s’agace et laisse entendre que si la journaliste lui pose toutes ces questions, c’est qu’elle doit être de gauche : « On a chacun nos engagements et je respecte tout à fait les vôtres… » ou « Quel que soit le vote qui sera le vôtre dans quelques mois… ».

A la fin de l’interview, c’est un Jean-François Copé très énervé qui est sorti du studio, se plaignant au directeur de France Info, puis, via un collaborateur, par téléphone. En lançant que notre consœur aurait sûrement une promotion si la gauche passait, que laisse-t-il entendre ? Que doit-on en déduire si c’est la droite qui passe ?

Et bien non, monsieur Copé, vous poser des questions sur un thème d’actualité, ce n’est pas faire du militantisme. Le militantisme, c’est votre quotidien, pas le nôtre. Mathilde Munos a été exemplaire durant cette interview, et pas plus incisive qu’avec François Hollande, deux jours avant. Accrocheuse, mais calme et courtoise, malgré vos insinuations, elle a fait honneur à notre profession.

Certains journalistes sont de gauche, d’autres de droite. Comme la population de ce pays, dont ils sont issus. Mais ici, nous laissons nos cartes d’électeur à la porte de la radio avant d’interviewer un homme politique. C’est notre devoir vis-à-vis des citoyens, seuls juges qui comptent pour nous. C’est aussi ça l’indépendance de la presse, et croyez bien que ce principe est, et restera.

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