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La radio a-t-elle un avenir économique en France ?

C’est en tous cas la question posée par le SNRL au vu des dernières réflexions et contre-vérités émanant depuis quelques jours de différentes institutions. Le SNRL a trois raisons de s’étonner et de s’indigner en ce début d’été qui s’annonçait pourtant paisible…

Les mensonges de la Cour des Comptes dans son dernier rapport ? Un scandale !

En effet les quelques lignes de la page 179 du dernier rapport de la Cour des Comptes, daté de juin 2013 et traitant de la « Situation et les perspectives des finances publiques », à propos du financement de la radio associative sont mensongères. Il est inexact d’écrire que « certaines subventions de l’Etat ont été maintenues alors que la compétence a été décentralisée de longue date » et d’y associer la radiodiffusion associative. De même, écrire que « le soutien aux 627 radios associatives locales de 29M€ via le fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER), se fait concurremment à l’appui localement apporté par les collectivités territoriales » est un mensonge doublé d’une négation basique de la législation actuelle.

Le SNRL ne comprend pas comment une autorité aussi compétente que la Cour des Comptes a pu dépasser le stade de l’approximation pour réussir à écrire autant de contre-vérités, avec un tel aplomb et en si peu de lignes. Nous mesurons également le crédit et l’autorité habituellement conférés aux écrits de la Cour des Comptes, et donc l’ampleur des potentielles conséquences politiques et administratives que de tels propos pourraient avoir et ont déjà à travers la presse, comme l’atteste cet article du 1er quotidien de France, Ouest France, daté du 2 juillet 2013 et que vous pouvez consulter en cliquant ici. Le SNRL a donc saisi son Premier président, M. Didier Migaud, lui demandant la publication d’un rectificatif officiel.

Document joint :

 

CDC_rapport_situation_perspectives_finances_publiques_juin2013.pdf  (1.26 Mo)

Le « gel » de 7% du FSER en 2013 ? Une hypothèse impossible à tenir.

Le « gel » , voulu par le Ministère du Budget, de 7% de l’enveloppe de 29 millions d’Euros consacrée au Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique (FSER), dans un contexte global ne permettant pas une seule économie à la branche de l’économie sociale et solidaire du secteur de la radiodiffusion est inadmissible. Alors que le nombre de radios bénéficiaires augmente chaque année ; alors que le FSER stagne depuis plusieurs années sans prendre en compte cette évolution ni l’augmentation annuelle des coûts d’exploitation ; alors que le secteur non-commercial de la radiodiffusion française subit de plein fouet de nombreuses autres coupes budgétaires ; alors que de nombreuses pistes d’optimisation du FSER ont été présentées à plusieurs reprises par le SNRL : il est inimaginable que l’enveloppe budgétée pour 2013 et 2014 ne soit pas, a minima, distribuée dans son intégralité aux radios associatives.

Le SNRL demande à la Ministre de la Culture, Mme Aurélie Filippetti, de sanctuariser le financement de la radiodiffusion associative dans le budget 2013, comme elle a pu le faire pour  le spectacle et les arts plastiques.

La suppression du seuil anti-concentration ? Une décision aux conséquences lourdes pour l’ensemble de la famille de la radiodiffusion.

Il s’agit de l’incroyable et surprenante proposition du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) concernant l’évolution du seuil anti-concentration : sa suppression pure et simple. Il est impossible de prendre ce type de décision sans contrevenir fondamentalement aux modèles économiques de l’ensemble des catégories de radios et donc de l’ensemble du secteur. Les missions et modèles économiques de chacune de 5 catégories de radio (A, B, C ,D et E) ainsi que du service public sont complémentaires et permettent un certain équilibre économique global. Se défaire de manière brutale d’un des principaux pilliers de cet équilibre économique serait dangereux pour la santé des entreprises du secteur, qu’elles soient à vocation commerciale ou pas.

L’amendement annoncé n’a pour l’instant pas été déposé et ne devrait finalement pas l’être.

Le SNRL souhaite que l’évolution des modèles économiques des éditeurs de radio soit à l’ordre du jour de la prochaine journée des Assises de l’Audiovisuel, préparée par le Ministère de la Culture et de la Communication et qui sera consacrée à la radio à l’automne prochain.

Le Syndicat National des Radios Libres, représenté par son Président, Emmanuel Boutterin et par son Délégué Général, Pierre Montel, a pu partager l’ensemble de ses inquiétudes et porter l’ensemble de ses revendications mardi 16 juillet 2013, à l’occasion d’une réunion organisée avec l’équipe dirigeante de la Direction Générale des Médias et Industries Culturelles dont, notamment, Mme Laurence Franceschini, Directrice Générale de la DGMIC.

Document joint :

COMMUNIQUE-SNRL-MODELE-ECONOMIQUE-RADIO_18072013.pdf  (269.11 Ko)

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