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Jean-Luc Hess : « …ça fait beaucoup de bruit pour pas grand chose »

france-interSur la chaine de télévision Canal+, Jean-Luc Hess, fraîchement nommé à la présidence de radio France, est revenu sur son intervention dans le 7/10 de la station « Je voulais le saluer et un journaliste m’a fait signe de rentrer ». Face à la grogne des differents syndicats de la radio, le président s’est justifié en invoquant « une certaine maladresse » et de poursuivre « Je suis affreusement désolé si ça a choqué. Je comprends que ça puisse choquer certaines susceptibilités mais ça fait beaucoup de bruit pour pas grand chose »..


jean-luc-hees-le-mediaEric Delvaux, le journaliste qui interviewait Edwy Plenel, raconte au Post: « Quand il s’assoit à la table, je me dis que ça va faire de la bonne radio. Jean-Luc Hees est quelqu’un de très intelligent, et un débat entre Edwy Plenel et lui le matin, c’est très intéressant, très stimulant. Je me suis dit qu’il allait se passer quelque chose à l’antenne. Dans le feu de l’action, j’étais très satisfait. »

Le syndicat des journalistes de Radio France a publié un communiqué intitulé « troublante intrusion » dans lequel les questions de la nomination de Jean-Luc Hees par le président de la République sont évoquées tout en affirmant: « Ce précédent créera mécaniquement un climat d’inquiétude, qui poussera à l’autocensure ».


on_air-le-media » Hees : troublante intrusion  »

Evènement inédit, ce matin, dans le 7-10 de France Inter.

Un invité, Edwy Plenel, estimait que la nomination directe des PDG de l’audiovisuel pouvait poser un problème. Jean-Luc Hees a déboulé en studio pour assurer lui-même son droit de réponse.

Le SNJ tient à apporter un triple commentaire :

1) Cette prise directe de l’antenne est de même nature que la nomination directe. Elle ne s’encombre pas de nuances. Elle bouscule les distances et les règles. Elle dit : « J’ai le pouvoir donc je fais ce que je veux ». C’est une grande nouveauté. Une nouveauté troublante.

2) Cette nouveauté n’est pas anecdotique. Elle crée un précédent. Ce précédent créera mécaniquement un climat d’inquiétude, qui poussera à l’autocensure. Pour éviter les incidents, la tentation sera grande de ne plus inviter ceux qui diront quelques chose de contrariant sur notre PDG, et sur celui qui l’a nommé.

3) Que cela plaise ou déplaise à Jean-Luc Hees, et avec tout le respect que nous continuons de lui porter, la question du mode de désignation du PDG de Radio France est bel et bien un problème énorme, ce problème pèse et pèsera sur ses épaules, qu’il le veuille ou non, et ce n’est pas en déboulant sur les antennes qu’il s’en déchargera. Sa seule alternative c’est de couper le cordon ombilical avec celui qui l’a fait roi, en résistant, y compris à lui-même.

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4 Comments on Jean-Luc Hess : « …ça fait beaucoup de bruit pour pas grand chose »

  1. Je suis un peu déçu de tout le bruit fait autour de la soidisant intrusion de JL HEES. Je voudrai relever pour moi un ancien de la Radio associative en France, JL HEES est un modèle de manager, je crois le personnel de France Inter ne me contredira pas. C’est vrai qu’il doit prouver son indépendance face au pouvoir qui la nommer. Evitons pour le moment de lui faire un procès d’intention.

  2. Je veux bien que la manière déroute un peu les commentateurs inquiets (à juste titre) des pratiques et des usages du pouvoir exécutif en matières de contrôle et d’interprétation de l’info, mais, en l’occurrence, concernant JL Hess, il faudrait veiller à ne pas chercher des noises au meilleur Président que France Inter ait eu depuis longtemps.
    Amoureux de cette radio, j’étais très inquiet, comme d’autres, de la nomination attendu de son futur président… Je crois que celui qui l’a choisi n’a pas bien mesuré combien JL Hess n’allait rien abandonner de ses qualités d’indépendance et d’originalité journalistiques.
    Le choix s’est certainement porté sur lui comme il se porta sur d’autres, dans d’autres domaines (Kouchner, Besson…), pour semer le trouble et la confusion, mais ce fut une erreur stratégique : pour qui écoute FI depuis des années, JL Hess est dans l’esprit de FI, à l’unisson des journalistes qui la composent. A ce propos, il ne me semble pas que les journalistes présents s’en soient offusqué, comme le sous-entend Le média.fr qui cite le propos de JL Hess en le sortant de son contexte : « on va vous laisser aboyer », dans la vidéo, est dit sur un ton tout à fait positif et sans ironie.

    mortimer

  3. Je suis contre la désignation du PDG par l’exécutif.
    Mais pour autant, Jean-Luc Hess ne doit pas être considéré comme
    un pestiféré, d’autant plus si le journaliste l’a invité à s’exprimer.
    Devait-il aller sur RTL pour ça ?
    Le président de la république ne doit pas diriger Radio France,
    mais le rôle des syndicats n’est pas non plus de décider qui a le droit
    ou non de s’exprimer à l’antenne de France Inter.

  4. C’est plutôt étrange comme justificatif. Je n’y crois pas.

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