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Jean-Louis Aubert : « Roc-Eclair » une déclaration d’amour à son père

Jean-Louis Aubert publie lundi « Roc-Eclair » (EMI), un album à la douceur hivernale, baigné d’influences américaines et empreint de délicatesse en forme de déclaration d’amour à son père récemment disparu.

« Ces deux dernières années, j’ai beaucoup vu l’humanité. (…) J’ai passé beaucoup de temps dans les hôpitaux en accompagnant mon père jusqu’à sa mort. J’ai beaucoup partagé avec les gens qui étaient là », explique Jean-Louis Aubert.

« Mais pendant cette période d’hôpitaux et de peine, j’ai vécu des moments gais, humains, touchants. Je suis tombé amoureux de vieilles dames. J’ai chanté devant le cercueil de Guillaume Depardieu. J’ai bien appris la vie… », dit-il dans le dossier de presse de l’album.

Après la disparition de son père, emporté par un cancer du sang, et la mort de plusieurs autres proches, le musicien s’est isolé en Provence.

Il y a couché sur le papier des dizaines de chansons, accompagné par l’esprit paternel, « comme s’il regardait par-dessus mon épaule quand j’écrivais ».

Sans fioritures ni métaphores, les douze textes qui composent l’album sont souvent bouleversants dans leur simplicité.

« Ne te fais pas de mauvais sang/Maintenant je suis grand/Je m’débrouillais bien avant/Maintenant je ferai sans », chante-t-il dans un filet de voix sur « Roc’Eclair », un titre dans lequel il s’adresse directement à son père.

S’il est traversé par la mort, « Roc’Eclair » n’est pas un disque hanté, mais au contraire empreint de chaleur et d’optimisme.

Endossant le costume du saltimbanque, un sourire désinvolte aux lèvres, il affirme dans « Demain sera parfait »: « Je veux chanter/Je veux te faire oublier/Ton âme en peine, ton manque de veine ».

Le titre de l’album a d’ailleurs été inspiré par le nom de la célèbre entreprise de pompes funèbres, qui dégage un sentiment de « clair-obscur qui donne foi en la vie », selon Aubert.

Le chanteur de 55 ans, « un peu ridé », y évoque surtout une sérénité nouvelle. « Maintenant, je reviens/Ce que j’ai toujours été/Je reviens de tout ce qui n’est pas moi », susurre-t-il sur « Maintenant, je reviens ».

Jean-Louis Aubert a puisé aux sources de la musique américaine: folk, blues, gospel… Il a joué seul de la plupart des instruments (piano, guitare, harmonica, tambourin…) « pour retrouver le frais, le spontané, le naïf ».

Cet hiver uniquement, une partie du tirage de « Roc’Eclair » sera accompagnée d’un autre disque de sept titres, « Hiver », le musicien ne voulant pas que trop de chansons disparaissent parmi les 35 qu’il a enregistrées.

Et alors que les spéculations sur une reformation de Téléphone vont toujours bon train, Jean-Louis Aubert partira sur les routes avec « Roc’Eclair » au printemps.

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