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J.-L. Hees : « France Bleu est un droit pour les Toulousains »

Accusé par le syndicat interprofessionnel des radios et télévisions indépendantes d’avoir confisqué la fréquence 90.5 pour implanter France Bleu à Toulouse, le PDG de Radio France s’explique.

Pourquoi être autant attaché à la présence de France Bleu à Toulouse ?

Les contribuables financent les 7 programmes de Radio France via la redevance audiovisuelle. Certains n’en reçoivent que trois. En tant que Président de Radio France, il est de mon devoir de tout mettre en œuvre pour qu’ils puissent tous les entendre. La région Midi-Pyrénées est la plus vaste de France, et elle représentait un « trou de couverture » au sein des zones de service actuelles des stations France Bleu. Par ailleurs, les Toulousains eux-mêmes ont fait part de leur intérêt pour un service public de proximité auquel ne répond pas le secteur privé.

Vous parliez de disponibilité des fréquences… On vous accuse justement d’avoir « confisqué » la fréquence 90.5…

Je voudrais d’abord rappeler que, depuis 2006, Radio France a restitué 13 fréquences en Midi-Pyrénées. Elle en a également modifié 13. Dans le cadre de la replanification des fréquences du CSA, Radio France s’est vu attribuer 5 fréquences dans cette même région. Personne n’est propriétaire des fréquences ! Il faut d’ailleurs rétablir une vérité : si la fréquence 90,5 avait effectivement été attribuée à Parenthèse, il convient de rappeler qu’il s’agissait de l’ancienne fréquence de France Culture. Lorsque Parenthèse Radio a été placée en redressement judiciaire, c’est tout à fait officiellement que le Ministre de la culture et de la communication a demandé au Conseil supérieur de l’audiovisuel d’accorder à Radio France le droit d’usage prioritaire de la fréquence 90,5 MHz.

France Bleu constitue-t-elle une priorité pour votre mandat ?

Chaque station du réseau France Bleu a pour vocation de « privilégier la proximité dans son offre d’information, de services et de divertissements ». Grâce à la présence d’une station locale – ce sera le cas à Toulouse -, qui vit au contact de son public et de sa région, France Bleu est le « miroir » de la vie locale. Les deux dernières vagues de sondage ont d’ailleurs témoigné de l’adhésion du public à cette politique. Oui, le réseau France Bleu constitue l’une de mes priorités parce qu’il est un outil indispensable de valorisation des identités locales et régionales.

Un «hold-up»
Le syndicat interprofessionnel des radios et télévisions indépendantes ne décolère pas. « Depuis qu’il a confirmé le déménagement du Mouv’à Paris l’été dernier, Jean-Luc Hees annonce l’arrivée d’une station France Bleu à Toulouse sur une fréquence pour laquelle, à ce jour encore, le CSA ne lui a pas délivré de droit d’usage », indique Philippe Gault, président du SIRTI . « C’est la politique du fait accompli opposée non seulement aux radios indépendantes et associatives qui convoitaient cette fréquence, mais aussi au CSA qui, selon nos informations, aurait mandaté un juriste pour examiner la possibilité de ne pas souscrire à la demande de préemption faite par le ministère de la Culture au bénéfice de Radio France », déclare M. Gault.

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