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Images de guerre à la TV : le CSA temporise

Images de guerre à la TV: face aux craintes, le CSA attend (médiateurs)

Confronté aux craintes exprimées par les éditeurs et journalistes, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a convenu « qu’il n’y avait pas d’urgence » à adopter une recommandation sur le traitement télévisuel des guerres, et « souhaité la poursuite des débats à la rentrée », ont indiqué mercredi les médiateurs de presse.

Le président du CSA, Olivier Schrameck, qui a reçu mardi sur ce sujet les médiateurs (représentants des groupes de presse chargés de transmettre les plaintes du public), « a convenu qu’il n’y avait pas d’urgence à publier un texte et a souhaité la poursuite de la concertation à la rentrée », ont-ils indiqué dans un communiqué.

« Les médiateurs de presse souhaitaient alerter le CSA sur les inquiétudes des éditeurs et des journalistes, suite au projet de recommandation du 4 juin 2013 relative au traitement des conflits internationaux » que le CSA « se proposait d’adopter le 24 juillet prochain », ont-ils expliqué.

« Face à des questions aussi fondamentales et sensibles, le club des médiateurs de presse a demandé au président du CSA de prendre le temps de la réflexion et de la concertation avec l’ensemble des acteurs concernés », a ajouté le club des médiateurs de presse, qui regroupe Marie-Laure Augry (médiatrice des rédactions de France 3), Françoise-Marie Morel (TF1), Nicolas Jacobs (France 2), Jérôme Bouvier (Radio France), Jean-Pierre Constantin (France Médias Monde) et Gora Patel (France Télévisions).

Au nom de la liberté d’informer, plusieurs organisations de journalistes et chaînes de télévision se sont inquiétées dernièrement de ce projet de recommandation, alors que le CSA avait décidé de réfléchir au traitement des guerres après une mise en garde adressée à France Télévisions pour la diffusion d’images crues du conflit au Mali.

Le texte à l’étude, présenté aux professionnels lors de rencontres avec Nicolas About, président du groupe de travail du CSA sur la déontologie de l’information, prévoyait notamment de demander aux médias d’éviter « toute exploitation excessive de l’évocation de la souffrance humaine » et de ne pas divulguer d’informations « susceptibles (…) de menacer la sauvegarde de l’ordre public », selon des extraits cités par Reporters sans frontières (RSF). Des orientations jugées inquiétantes par un certain nombre de professionnels.

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