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Harry Roselmack : “En immersion” chez les SDF

Pour son nouveau numéro de “En immersion”, Harry Roselmack va plonger les téléspectateurs chez les sans domicile fixe (SDF) à Paris.

“Ce sont des gens globalement aussi cultivés et éduqués que la moyenne des Français. Ce qui est marquant, c’est la grande exposition des SDF aux malheurs”, déclare Harry Roselmack. “Ce qui leur reste, c’est leur grande humanité”, ajoute le journaliste.

Quand la vie bascule
Martine, Michel, Christophe, James, Jean-Paul, Ahmadi, Lorenzo…la plupart des personnes rencontrées avaient une existence ordinaire: vie sentimentale, enfants, maison, travail. Mais un jour, tout a basculé, souvent à la suite d’un divorce ou d’un décès. Après, “ça va très vite. On déprime, l’alcoolisme…”, raconte Stéphane, la cinquantaine. Il y a quinze ans, il a accident de voiture. Lui reste indemne mais sa femme décède. Rongé par la culpabilité, il ne s’en remet pas.

Quant à Jean-Paul, il devient SDF après la mort de son fils au Kosovo. “On m’a ramené mon fils entre quatre planches, je suis parti”, témoigne cet ancien comptable chez Tefal. On s’étonne d’entendre cet homme élégant et digne âgé de 57 ans avouer chercher de la nourriture dans les poubelles. “Trop vieux” pour trouver un emploi, il vivote dans les centres d’accueil pour SDF. “J’ai les larmes plein les yeux. Je suis usé, fatigué”, dit-il, bouleversant

L’alcool omniprésent
D’autres témoignages suivent, émouvants et désespérés. La solitude, le froid, la fatigue, la recherche de nourriture et d’un endroit chaud où dormir s’avèrent d’éternelles rengaines.

L’alcool est omniprésent. Les SDF se suicident rarement, car pour cela, il faut se projeter dans l’avenir. En revanche, “leur vie leur étant insupportable, ils recourent au suicide passif: l’alcoolisme”, explique le docteur Patrick Henry. Un des fondateurs du Samu social, il a longtemps exercé comme médecin en chef du centre d’accueil des SDF de Nanterre.

Drôle de liberté…
“On dit de nous qu’on est exclu de la société, mais la société est composée de riches et de pauvres. Il faut arrêter de nous traiter d’exclus de la société”, lance Martine, 65 ans, devenue SDF après un divorce. Apparemment issue d’un milieu aisé, mais abîmée physiquement par les années passées dans la rue, cette femme vive et souriante se veut philosophe: “quand on a tout perdu, on se sent libre!”, assure-t-elle, sans convaincre.

Lors des deux numéros précédents “Harry Roselmack en immersion”, le journaliste s’était intéressé aux salafistes de Marseille et à Villiers-le-Bel, cité réputée sensible. Proposée tard dans la soirée, l’émission du 11 mai, tout comme les deux précédentes, pourra encore être visionnée sur le site internet de TF1 après sa diffusion. L’émission sur Villiers-le-Bel a été vue à ce jour sur internet près de 400 000 fois et celle sur les fondamentalistes musulmans près de 300 000 fois.
Diffusion mardi 11 mai à 23h20 sur Tf1

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