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Groupe Le Monde et Altice Media : 500 000 euros d’impayés auprès des photographes

De @damienroue · Le 16 décembre 2016

Situation insoutenable pour le monde du photojournalisme. Début décembre, agences photo et collectifs de photographes indépendants se sont réunis afin de discuter de la situation critique dans laquelle ils se trouvaient par rapport à certains grands titres et groupes de presse.

En effet, il est assez commun pour ces groupes d’imposer des délais de règlement des photographes et agences extrêmement long. Dans la lettre collective cosignée par des agences comme Myop, Ciric, Divergence, Biosphoto, Sipa, la situation est critique. « Il est absolument scandaleux, et illégal que nos clients fassent de la trésorerie « sur le dos » de leurs fournisseurs, et mettent ainsi en péril toute une profession. »

Selon les syndicats de photographes, certains groupes, comme Le Monde et Altice Media (l’Express, l’Expansion, Libération…) ont des factures impayées à plus de 60 jours dont le montant dépasse les 500 000 euros. Malgré un « code de bonnes pratiques professionnelles entre éditeurs, agences de presse et photographes » signé en juillet 2014 par les représentants de presse et visant à encadrer les détails de paiement, cette situation perdure. Et pourtant, ce n’est pas faute pour le Ministère de la Culture d’avoir essayé de corriger ce problème. En août dernier, Audrey Azoulay, Ministre de la Culture, s’est « engagée à réduire les aides de l’État à la presse si les délais de règlement des photographes et agences n’étaient pas respectés ».

Aujourd’hui, la lettre collective écrite par les agences et collectifs de photographes invite la Ministre de la Culture et de la Communication de suspendre les aides de l’Etat aux titres de presse ne respectant pas les délais de paiement légaux.

En cas d’inaction, les agences et collectifs ayant signé cette lettre prévoient une réponse graduée : ne plus distribuer d’images aux organes de presse concernés.

Vous pouvez retrouver la lettre complète sur le site de l’agence Myop.

Mise à jour 19/12/16 : certains titres de presse, appartenant à ces groupes, respectent les règles. C’est notamment le cas de Libération. Lionel Charrier, fondateur et ex-directeur de l’agence photo Myop mais aussi rédacteur en chef photo du journal Libération nous a indiqué que « Libération n’a pas de problèmes particuliers de paiement avec les agences ou les photographes et nous sommes attentifs à cela ».

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