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FSER 2010 : une enveloppe de 29 millions d’euros pour les radios associatives

cnraDans un communiqué la CNRA se félicite de l’enveloppe de 29 millions d’euros attribuée au FSER pour l’année 2010. Un geste que la Confédération Nationale des Radios Associatives qualifie de positif pour l’ensemble de ses radios.

« Seul média audiovisuel de proximité qui couvre l’ensemble du territoire national. Les radios associatives s’adressent en priorité à des populations isolées, (elles) ont un rôle primordial de communication sociale ».
Ainsi s’est exprimé le Ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand, lors de sa présentation du budget alloué à son Ministère pour l’année 2010.

Conformément aux engagements pris par Madame Albanel en 2009, le FSER 2010 est en augmentation (+ 2,5 millions d’euros) et ne participera pas à la constitution de réserve de précaution.

Cette augmentation est consentie : pour financer les nouvelles radios associatives autorisées par le CSA à
l’occasion des nouveaux appels à candidature, pour financer le passage au numérique des premiers opérateurs associatifs.

Sans que cela soit clairement exprimé par la présentation du budget 2010 et en l’absence d’informations complémentaires de la DDM, on peut penser que 500 000? abonderont le fonds pour les subventions actuelles (fonctionnement, aide sélective, installation, équipement) et 2 millions pour la diffusions en numérique.

A supposer que cette clef de répartition soit exacte, cette augmentation de 500 000? pour le fonds de soutien dans sa forme actuelle permettra seulement de maintenir le secteur dans une situation financière tendue, en évitant que les radios voient le montant nominal de leur subvention baisser. En cela, ce geste ne nous semble pas suffisant.

En effet, au travers de toutes les vicissitudes que nous avons connues depuis plusieurs années, nous n’avons réussi qu’à maintenir les montants nominaux (depuis 2002). Face à des charges de plus en plus lourdes, des financements locaux de plus en plus compliqués à obtenir (les collectivités locales souffrent également de la situation économique), la stagnation du montant des aides attribuées par le FSER n’a pu se traduire que par une baisse constante de nos moyens financiers et donc par la diminution de notre capacité à remplir nos missions de communication sociale de proximité (rappelée par le ministre lui-même). Sur ce point, enfin, on se souviendra que depuis le nouveau décret (remplacement de la majoration par l’aide sélective) et « à travail égal » les radios ont enregistré une baisse de leur subvention pouvant atteindre près de 10%. Pour ces raisons, on est bien obligé de constater une baisse de l’aide nominale.


Sur ces points, les propositions de monsieur Hamelin, et la réforme du FSER qu’elles devraient provoquer apporteront peut-être des réponses plus « ciblées ». Dans tous les cas, la CNRA rappelle que la mesure la plus importante restant à prendre en matière budgétaire pour le FSER, serait d’abonder ce fonds afin que son année d’activité corresponde bien enfin à l’année civile, et qu’ainsi, tous les dossiers de demande puisse être
instruit sur une seule et même année.

En ce qui concerne les 2 millions d’euros qui seraient consacrés à la diffusion numérique, cette décision serait conforme à ce qui nous avait annoncé lors de notre Congrès de la CNRA en mai 2009 à Arras par Madame Laurence Francescini « L’Etat accompagnera les radios associatives dans cette mutations technologique ». Rappelons que cette enveloppe ne peut être à destination que des premiers opérateurs de la radio associative numérique, mais lesquels ? Ceux de Nice, Marseille et Paris ou d’autres suivant la vitesse de lancement des futurs appels aux candidatures numériques. En fonction du nombre de services associatifs autorisés par le CSA en numérique, des tarifs pratiqués par les opérateurs de diffusion, et donc des frais de gestion des multiplexes, cette enveloppe devra pouvoir être au besoin réévaluée.

Sur ce plan, et si on considère bien qu’il s’agit là d’une première enveloppe dont le montant ne pourra que varier à la hausse dans les prochaines années, la CNRA est relativement confiante. Pour faire simple, la
diffusion numérique sur ces trois villes (au débit maximum autorisé) de l’ensemble des radios associatives présélectionnées coutera entre 700 000 E et 1 100 000 E. Certes, la diffusion numérique va amener d’autres cout en terme notamment de masse salariale et de d’outil de production, mais il semble bien que nous soyons là sur la bonne voie.

L’annonce d’une enveloppe de 29 millions d’Euros pour le FSER 2010 est une nouvelle qu’il nous faut donc accueillir positivement. Si elle est convenablement répartie, elle devrait pouvoir permettre d’assumer les frais
de diffusion numérique et de dégager quelque marges nouvelles pour, pourquoi pas, réussir la future réforme du FSER. En effet, si sur deux millions « consacrable » à la diffusion numérique, un seul était finalement utilisé, se serait toujours autant de moyen financier permettant de rattraper par exemple le décalage actuel de trésorerie.
http://www.cnra.fr/

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