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Fréquence Paris Plurielle est-elle devenue « la voix de la France » ?

Fréquence Paris Plurielle (FPP) est-elle devenue la voix du gouvernement français ? Cette radio associative parisienne qui ne fonctionne que grâce à des subventions du gouvernement français a dérapé. Si la France est engagée avec l’Otan pour les frappes aériennes contre la Libye, faut-il pour autant considérer tous les animateurs qui défendent une position contraire ou qui ont l’opportunité de visiter la Libye comme des moutons de la station ? Et pourtant c’est ce qui est arrivé à nos confrères de Fréquence Paris Plurielle: le vieux Nzunga Mbadi de l’émission politique « Tam-Tam » a été débarqué et pourtant c’est cette émission qui a permis aux africains d’écouter cette radio, Odile Wanuké viré, Pierre Kama, Morel Matondo ont l’épée de Damoclès sur la tête…Il ne suffit pas de dire queFréquence Paris Plurielle donne la parole à ceux qui ne l’ont pas, elle est une radio de lutte engagée dans les mouvements sociaux, politiques et culturels. Généraliste et sans publicité, elle émet 24/24h ». Fréquence Paris Plurielle joue à la discrimination face aux animateurs bénévoles d’origine africaine.

 

Odile Wanuké, animatrice de l’émission « Dancing » virée de FPP pour s’être aux frappes de l’Otan contre la Libye. Photo Réveil-FM, archives

Le déviationnisme de FPP est bien réel. Dommage, les pionniers de FPP ne se seraient jamais autorisés un tel dérapage. De quel droit peut-elle se permettre d’interdire à Odile Wanuke de ne plus écrire dans le Magazine « Ngambo na Ngambo » de Lilo Miango ? Et pourtant c’est le confrère Lilo Miango qui a amené la majorité des animateurs africains et congolais dans cette radio. Après avoir bénéficier des compétences et expertises des animateurs africains, on s’autorise à les virer sans suivre les étapes nécessaires: blâme, suspension, exclusion…De choses graves se passent dans cette station de radio qui frisent le racisme et la xénophobie.

C’est depuis mars 2011 que des décisions alambiquées contre les animateurs congolais nous sont parvenues. Réveil-FM International publie les lettres adressées à Odile Wanuké:

Programme Associatif Radiophonique d’Intérêt Général (PARIS)

Lors de Conseil d’administration du 22 mars, consacré, entre autres sujets, aux problèmes posés par la ligne éditoriale de différentes émissions, la CA a entendu, à sa demande, plusieurs responsables d’émisssions concernées.

« Tam Tam Magazine », dont il nous a semblé que sur différents sujets, notamment la Côté d’Ivoire, le travail critique nécessaire à l’approche d’une situation complexe avait laissé la place à un plaidoyer pro domo en faveur du dictateur en place. Lors de cet entretien, nous avons pu constater qu’il en était de même avec le dossier lybien, ce qui est totalement hors de propos sur notre antenne.

« Dancing », suite à différentes recherches sur Internet, il s’avère que notre logo est référencé que le site « Ngambo na Ngambo », ainsi que des émissions de FPP (dont « Dancing » et « Tam Tam »).

Ce site s’affirme ouvertement en soutien au dictateur lybien. Poursuivant nos recherches par quelques clics, nous sommes alors tombés des nues en apprenant que la responsable de cette émission était non seulement journaliste pour ce site, mais se trouvait jouer un rôle dans une association, le FONGAF, dont le but est la promotion de la « géniale » pensée de Mouammar Kadhafi.

Lors de cette réunion, les faits rapportés ici n’ont pas été contestés par les responsables de ces deux émissions. Des mesures conservatoires de suspension de ces deux émissions ont été prises par le CA, le temps de produire une enquête plus fournie sur ces problèmes et de statuer sur « l’avenir » de ces émissions sur notre antenne, lors du CA du 2 mai 2011. Après avoir reçu l’autre responsable de Tam Tam Magazine, et disposant de nombreux éléments confirmant l’emprise d’un réseau kadhafiste : l’un des responsables de « Tam Tam Magazine » ainsi que la responsable de « Dancing » se sont rendus à des invitations du dictateur en Lybie.

FPP a décidé d’exclure définitivement ces deux émissions de la grille des programmes, et ce pour manquement grave aux engagements pris et aux valeurs qui nous animent. Aucun dictateur ne trouvera de place sur notre antenne. Lors de ce travail d’enquête, de nombreux autres éléments allant dans le même sens ont été trouvés, aucun d’eux n’a été véritablement contestés par les concernés.

Le CA de FPP et toutes les bonnes volontés de la radio travaille donc à la mise en place d’un nouveau magazine africain et cherche éventuellement une nouvelle émission de danse.

Lors du CA du 22 mars, nous avions également reçu le responsable des émissions « Afro Hit » et « Black Feeling », qui régulièrement depuis ces derniers mois, voire années puisqu’il avait déjà été averti, confond « Musique » et « Politique » : il nous propose régulièrement lors de son émission musicale des sujets politiques, voire religieux, qu’il ne maîtrise absolument pas. La promotion du capitalisme africain par l’entremise d’une dirigeante africaine (ancienne membre du MEDEF) et la promotion du capitalisme chinois en sont des exemples affligeants. Il lui a donc été demandé une nouvelle fois d’y mettre fin et de se tenir au projet de son émission, soit la musique africaine. Il n’a visiblement pas tenu compte de l’avertissement, puisque dans l’une de ses émissions suivantes, il a invité à nouveau un homme politique pour parler de son livre. Une mesure de suspension conservatoire a été prise à l’encontre de ses émissions.

En 20 ans d’existence, il est exceptionnel que FPP prenne de telles mesures, ce sont d’ailleurs les premières du genre. Une très grande liberté et autonomie est de mise dans notre radio et c’est très bien ainsi. Mais cette liberté n’est possible que grâce à un accord préalable entre le CA et les émissions qui composent la radio, accord qui fixe un cahier des charges accepté par les deux parties. Cet accord semble avoir été oublié par les émissions citées ici, faisant prendre par là même, des risques considérables en terme d’image et de cohérence à notre radio.

A bientôt et bonnes émissions à tou-te-s,

Le Conseil d’Administration de FPP

Fréquence Paris Plurielle – 106.3 FM

1, rue de la Solidarité – 75019 Paris

Tél : 01 40 05 06 01

EXTRAIT DU PROCES VERBAL DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE P.A.R.I.S. / FREQUENCE PARIS PLURIELLE DU 02/05/2011

Les membres permanents du Conseil d’Administration de Fréquence Paris Plurielle réunis le 02/05/11 à Paris ont statué sur les faits suivants :

 au vu de l’implication de Mme Odile Wanuke, animatrice de l’émission « Dancing » dans l’association Fongaf (clairement liée au dictateur Mouammar El Khadafi) et dans le webzine « Ngambo na Ngambo » (soutien à la politique de dictateurs africains, dont Khadafi) et de l’inadéquation entre les orientations de ces structures, des activités menées par Mme Wanuke (notamment son voyage en Libye à l’invitation de Mouammar El Khadafi) et la charte de la radio FPP.

le CA décide l’exclusion définitive, à partir de ce jour, de son émission hebdomadaire « Dancing » de la radio.

Le Conseil d’Administration de Fréquence Paris Plurielle

http://www.lepost.fr/article/2011/05/28/2508530_frequence-paris-plurielle-est-elle-devenue-la-voix-de-la-france.html

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