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France 2 en forme olympique grâce aux JO de Sotchi

Les téléspectateurs plébiscitent l’événement, de même que les annonceurs.

Les Jeux olympiques profitent à France Télévisions. Une semaine après le démarrage des épreuves, et malgré les résultats sportifs en demi-teinte de l’équipe tricolore, les téléspectateurs n’ont pas zappé.

Vendredi 7 février, ils étaient près de 5,5 millions à suivre la retransmission en direct de la cérémonie d’ouverture (plus de 35 % de part d’audience) et même 9 millions au moment où la flamme olympique s’est allumée. Événement, cette belle audience a permis au JT de France 2 de dépasser ce soir-là son concurrent de TF1. Depuis, l’audience est au beau fixe. Ainsi, jeudi 13 février, France 2 était encore leader tout l’après-midi, avec 2,9 millions de téléspectateurs, soit 22,8 % de part d’audience. Et à chaque fois que les Français entrent en piste, le pic d’audience est assuré.

Mardi à 19 h 57, 9 millions de téléspectateurs (35,8 % de part d’audience) ont assisté à la performance de Coline Mattel, médaillée de bronze dans le premier concours de saut à ski féminin de l’histoire des JO, retransmis en simultané sur France 2 et France 3. Jeudi, France 2 a aussi rassemblé en plein milieu de l’après-midi 3,3 millions de fans (39 % de part d’audience) au moment de la victoire de Martin Fourcade, qui a décroché sa seconde médaille d’or à Sotchi dans l’épreuve individuelle du biathlon masculin. Sur la tranche de l’avant-soirée, entre 18 heures et 20 heures, l’effet dopant des JO est criant: 4,2 millions de téléspectateurs, soit 22,7 % de part d’audience du 7 au 13 février (hors week-end), contre 1,5 million de téléspectateurs, soit 8,4 % de part d’audience avant les JO.

Double avantage

Le décalage horaire avec la Russie offre à France 2 un double avantage. Les JO occupent la journée et l’avant-soirée tout en laissant à France 2 le bénéfice de ses prime time habituels.

«Avant d’être du sport, les Jeux olympiques sont d’abord un événement, rare de surcroît, donc vecteur d’audiences massives», explique Daniel Bilalian, le directeur des sports à France Télévisions. Ce programme fédère autant que le Tour de France ou le Tournoi des six nations, également programmé par le service public.

On comprend mieux pourquoi France Télévisions a sécurisé jusqu’en 2020 les droits de diffusion des JO, comme ceux du Tour de France. «C’est important dans la mesure où nous ne faisons pas “The Voice” ou “Star Academy”, notre ­téléréalité à nous, c’est le sport», confie Daniel Bilalian.

Car qui dit programmes capables de fédérer un large public dit perspectives de recettes publicitaires accrues. Avec des écrans remplis à plus de 80 % et un chiffre d’affaires brut avoisinant 7 millions d’euros, les JO sont plutôt une bonne affaire pour la régie de France Télévisions.

Mais les recettes engrangées ne permettront toutefois pas de rembourser la somme déboursée pour ces 200 heures de direct. «On ne rentabilise jamais un événement sportif», acquiesce Daniel Bilalian. Sur la durée, leur impact est pourtant réel. «Par exemple, les JO de Londres ont permis à France 2 de gagner en quinze jours 1 % de part de marché supplémentaire sur l’année.» Ce qui permet en fait à la régie de valoriser d’une manière générale le tarif de ses spots et de se rembourser in fine.

Les bons scores enregistrés vont-ils perdurer la deuxième semaine de compétition? «Ils devraient même s’améliorer, pronostique Daniel Bilalian. Le public qui s’intéresse aux sports d’hiver est généralement plus jeune, et comme les vacances scolaires démarrent, c’est plutôt positif.»

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