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Expériences de radios communautaires vues par les experts et les praticiens

unescoL’ Association Mondiale des Radios Communautaires (AMARC) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Education la Science et la Culture (UNESCO), en collaboration avec d’autres alliés, ont organisé, le 11 novembre 2009 au siège social de l’UNESCO à Paris, un séminaire international sur le thème : « La voix et l’empouvoirement à travers les médias communautaires : échanges sur les bonnes pratiques et stratégies pour le développement ».

Au cours de ce séminaire des experts et praticiens des médias communautaires, des ONGs qui œuvrent dans le domaine du développement et de la communication pour le développement, des agences de développement et des institutions multilatérales ont souligné des réussites et les bonnes pratiques partout dans le monde, les leçons apprises pour faciliter la mise sur pied et la pérennisation des médias communautaires ainsi que les efforts pour renforcer leur impact social et leur contribution au développement durable. Ils ont pris en compte les conditions de l’appui international au développement des médias communautaires.

unescoModèles de politique, de législation et de réglementation : Des succès dans la reconnaissance de la radio communautaire

Des exemples de bonnes pratiques en matière de radiodiffusion communautaire ont été partagés par les participants venant de tous les continents et régions du monde. L’exemple français a été le plus frappant en ce qui concerne le financement public des radios communautaires.

Selon Emmanuel Boutterin, président du Syndicat National des Radios Libres (SNRL), l’article 29 de la loi de 1986 relative a la liberté de communication, devenue loi constitutionnelle sur la liberté d’expression impose a l’autorité de régulation (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel/ CSA) d’octroyer gratuitement 25% de l’espace hertzien aux radios sous statut associatif ou communautaire.

Cette même loi prévoit pour les radios communautaires le versement d’une aide publique financée par une taxe assise sur les sommes payées par les annonceurs pour la diffusion de leurs messages publicitaires par voie de radiodiffusion et de télévision.

En d’autres termes, le Fonds de Soutien a l’Expression Radiophonique (FSER) comme on l’appelle en France, est finance par les radios commerciales. Il est doté de 30 millions d’euros.

« Une bonne législation est donc importante pour le développement de la radio communautaire », souligne M. Boutterin du SNRL.

D’autres exemples ont été partagés sur les bonnes pratiques de pérennisation et de croissance des médias communautaires par les représentants du Chili, de la Jordanie et du Sénégal tandis que les représentants d’Haïti, de l’Italie, du Mali et des États-Unis sont intervenus sur l’impact social de la radio communautaire dans leurs pays respectifs.

« La voix et l’accès à l’information sont des facteurs vitaux dans la lutte contre la pauvreté. La contribution des médias communautaires et de la radio communautaire, est particulièrement efficace lorsqu’il s’agit d’atteindre les communautés les plus pauvres du monde et pour faciliter l’inclusion des exclus. Les médias communautaires mettent les outils de communication à la portée des gens, leur permettant ainsi d’accéder à leurs propres moyens d’expression culturelle, de dialogue, d’accès à l’information et aux nouvelles tout en créant les conditions pour le processus de communication nécessaire à l’atteinte du développement durable, démocratique et participatif », déclare Steve Buckley, Président de l’AMARC.

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